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Bussy-Chardonney

«En politique, il faut aimer les gens»

Sarah Rempe 14.09.2018 12:48
Dominique Kohli prend sa retraite après de longues années au service de l’agriculture.

Après des années d’investissement pour son canton, sa région et l’agriculture suisse, l’ancien député va goûter à une retraite bien méritée. 

Il est huit heures tapantes lorsque l’on frappe à la porte de Dominique Kohli, tout «en bas» du village de Bussy-Chardonney. Le tout juste retraité est levé depuis longtemps et nous accueille chaleureusement pour tirer un premier bilan après une vie plutôt bien chargée. «Je suis un citoyen de Bussy depuis ma naissance, lance en préambule et avec un grand sourire Dominique Kohli. J’ai fait toute ma scolarité dans la région avant de partir à Lausanne pour mon gymnase puis à Zurich pour obtenir mon diplôme d’agronomie.» 

Une fois son titre en poche, le jeune ingénieur agronome s’envole au Sénégal dans le cadre de son travail pour la coopération technique de la Confédération avant de revenir à Bussy-Chardonney pour reprendre l’exploitation familiale.  Parallèlement, il fonde en 1982 avec l’ancien Conseiller d’État Pierre-François Veillon, un bureau d’étude spécialisé dans la gestion agricole. Un poste qui l’envoie en mission dans bon nombre de régions du globe.

Pour l’agriculture

Mais si Dominique Kohli est connu dans la région, c’est surtout pour son rôle de député au Grand Conseil. «J’ai échoué à une voix de celui qui a été élu, se souvient le désormais ex-politicien. Je suis finalement entré au législatif comme premier des viennent-ensuite en cours de législature en 1997. Et j’y suis resté jusqu’en 2008.» Onze ans qui l’ont vu exercer plusieurs mandats dans le district, notamment en s’investissant pour les soins à domicile, mais aussi dans son rôle de président du conseil d’administration de l’Ensemble Hospitalier de la Côte ou à la Croix-Rouge de la Côte. «Je ne vois pas cela comme un véritable parcours, mais plutôt comme une somme de rencontres. J’ai toujours eu le souci d’être actif, engagé et disponible pour ma région et pour des causes qui me tiennent à cœur», précise-t-il modestement. 

Alors qu’il a pris part aux discussions concernant le nouveau découpage des districts il y a 10 ans, c’est paradoxalement à la même époque qu’il s’en éloigne pour rejoindre l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) en tant que sous-directeur. «Je ne me suis jamais entièrement détaché de mon village, relève en souriant le jeune retraité. J’ai pendulé durant une décennie. Je ne vivais pas à Berne, je faisais les trajets tous les jours.»

C’est pourtant à la capitale qu’il a officié jusqu’à peu et c’est avec un regard objectif qu’il peut faire un point sur la situation de l’agriculture dans notre pays. «Elle a beaucoup bougé en 10 ans. Les exploitations s’agrandissent ou disparaissent et les paysans se diversifient, trouvent d’autres activités complémentaires.»

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Il y a 10 ans, Dominique Kohli affirmait dans les lignes de ce journal vouloir mettre ses compétences «au service d’une agriculture suisse d’avenir». Alors, mission accomplie? «Dans un pays où la société civile et les professionnels participent ensemble aux débats et aux prises de décision, on a lancé des idées, on a proposé des pistes qui ont été discutées et acceptées par le peuple. Je pense notamment à la votation de l’année dernière sur la sécurité alimentaire qui est un bon outil pour faire face au futur. Ça redonne un lien entre l’économie suisse et l’agriculture. Je pense aussi au label Swissness (ndlr: en agriculture, on ne peut plus utiliser le mot «suisse» pour des produits alimentaires qui ne contiennent pas au moins 80% de composants suisses) qui est une bonne réponse au défi de la globalisation.»

Et maintenant?

C’est avec passion que Dominique Kohli parle de l’agriculture, des défis passés et à venir... Va-t-il réussir à couper le cordon maintenant que la retraite est là? «Je pense que c’est trop tôt pour répondre, sourit-il. J’ai encore deux dossiers que je vais mener à leur terme jusqu’à fin octobre, puis on verra. Je suppose que ce sera un peu brusque alors que, depuis des années, l’agenda se remplit tout seul chaque semaine.» Et de poursuivre: «Je n’ai pas désiré ou attendu ma retraite avec impatience. J’ai passionnément aimé ce que j’ai fait ainsi que les gens avec qui et pour qui j’ai travaillé. J’en ai retiré énormément de choses positives.  Jamais je n’avais imaginé aller à Berne, c’est un véritable privilège que j’ai vécu toutes ces années. Aujourd’hui, il faut reconstruire autre chose, mais je pense que cela se fera naturellement.»

Une chose est sûre, au vu des investissements sans faille et en nombre de l’ex-politicien, difficile de l’imaginer passer sa retraite sur un transat au soleil...

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