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on se bouge pour la planète

Ils soignent les oiseaux depuis plus de 30 ans

Raphaël Jotterand 29.11.2019 10:38

Responsable de La Vaux-Lierre, Damien Juat est un passionné d’ornithologie qui se bat pour que ses nombreux patients puissent, un jour, rebattre des ailes.

Vivre de sa passion! Voici le défi que Damien Juat essaie de relever depuis quelques années. Amoureux de la nature et des oiseaux, le jeune homme de 26 ans cumule plusieurs mandats en lien avec la biodiversité. En compagnie de sa conjointe Charline Daujat, il habite au centre du Bois de Chêne à Genolier où il assure la fonction d’intendant. Un travail qu’il exerce à 20%. Damien Juat est également le responsable d’un jardin botanique à Gland.

Mais celui qui possède un bachelor en gestion de la nature a aussi la grande fierté de pouvoir collaborer à 40% avec La Vaux-Lierre d’Etoy, qui est l’une des plus importantes maisons de soin pour les oiseaux en Suisse romande. «Je suis passionné par les volatiles et dès que j’ai un moment de libre, j’en profite pour les observer, que ce soit de chez moi ou depuis le Jura», assure-t-il. 

La Vaux-Lierre a la chance de pouvoir occuper des locaux en très bon état depuis son déménagement en 2014. Cet hôpital ornithologique fondé en 1986 n’a fait que de se professionnaliser au fil des années. Plusieurs membres de l’équipe sont employés à temps partiel, même «s’il reste toujours une part de bénévolat». Un vétérinaire vient aussi prendre soin des volatiles trois à quatre fois par semaine, en fonction de la demande et de sa disponibilité. «C’est une fierté et un objectif pour nous d’avoir de très bons chiffres quant au relâchement de nos pensionnaires (ndlr: environ 40% de survie)», commente Damien Juat.

Danger permanent

La plupart des oiseaux qui arrivent à Etoy ont subi des dommages par la faute de l’homme. «Entre la circulation et le nombre de chats domestiques qui augmente constamment, c’est clair que pour les volatiles, le danger est permanent», analyse le responsable de La Vaux-Lierre qui donne une petite astuce. «Mettre une clochette au tour du cou de son minet peut sauver beaucoup de vies», indique-t-il. 

D’autres patients résident dans le centre pour des raisons différentes. «Pendant la saison estivale, quelques oisillons se sentent pousser des ailes bien qu’ils n’en aient pas encore d’assez grandes, et sautent du nid sans parvenir à y remonter.» C’est à ce moment-là que l’être humain doit agir intelligemment. «Ça nous arrive trop régulièrement que certaines personnes gardent un nouveau-né pour essayer de le soigner chez soi. Quand ils se rendent compte qu’ils ne pourront pas le sauver, alors ils nous l’amènent, mais c’est souvent trop tard.» La meilleure action à faire est de se rendre directement à La Vaux-Lierre où l’individu sera pris en main. À noter que des boxes sont ouverts 24h/24 pour y déposer un animal blessé.

En période hivernale, le centre des Etierruz vit à un rythme relativement calme. Une quarantaine d’oiseaux va passer les mois les plus froids dans les quartiers de La Vaux-Lierre, avant d’être relâchée dès que la nature renaîtra. «On a la chance d’avoir quelques salles chauffées, ce qui permet aux oiseaux de reprendre des forces avant le printemps. Si on les remet dans leur habitat et qu’ils ne supportent pas le climat, alors ils mourront», regrette Damien Juat. 

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Grand périmètre

Au meilleur de la saison, plus de 350 «piafs» de toutes sortes squattent La Vaux-Lierre. «On reçoit les blessés qui viennent du Valais et du canton de Vaud. Ça fait donc un périmètre important», remarque ce passionné. Si des espèces très rares ont déjà été recueillies dans le centre ornithologique d’Etoy par le passé, cet hiver il reste notamment une buse, des milans, quelques grives, pigeons et tourterelles, des cygnes, des goélands et plusieurs passereaux. Mais un petit animal à plume fait l’objet d’une attention particulière: un bec-croisé des sapins. Bientôt prêt à reprendre son envol, cet oiseau aux reflets rouges et au bec «croisé» n’est pas un résident de vos jardins. Il préfère les lisières de forêt où il peut se nourrir de baies et d’autres aliments grâce à sa bouche qui le distingue de tous ses compagnons.

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