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Région

Nouveaux venus, les professionnels de l'éducation doivent faire leur trou

Benoît Cornut 30.08.2019 13:01
À Lonay, les employées de la Fourmilière s’occupent de plusieurs dizaines d’enfants chaque jour de la semaine. Bovy

Dans une politique d’accueil familial en plein développement, les missions du personnel éducatif sont encore peu connues, voire reconnues.

«La petite enfance, ce n’est pas un thème porteur auprès des communes. Les pots de fleurs poussent plus rapidement dans les giratoires que les structures d’accueil dans les villages.» «Ce n’est pas une priorité et ça le devient que lorsqu’on met la pression. Ce n’est pas surprenant quand on entend les discours de certains municipaux, on a la sensation que notre travail n’est ni connu, ni reconnu.» Directrices d’Unité d’accueil pour écoliers (UAPE), Sarah et Julie (prénoms d’emprunt) sont amères quand elles viennent à évoquer la place qu’occupe leur métier dans la société.

Elles ne sont pas les seules personnes rencontrées dans ce cas, même si la majorité souligne le changement de mentalité qui s’est récemment opéré dans la société. «À Lonay, les habitants sont aujourd’hui assez privilégiés par rapport à d’autres. On a une structure flambant neuve et bien pensée, on collabore bien avec la commune qui nous consulte et les retours des parents sont positifs. Mais le chemin pour arriver à cette situation a demandé un certain temps. Au départ, nous n’étions que peu pris en compte et cela n’a pas été simple d’être reconnu», raconte Cécile Bra, qui dirige l’UAPE de la Fourmilière. 

Des décalages entre les attentes de parents et les visions des élus qui peuvent notamment s’expliquer par la nature même de ces derniers. «Les municipaux sont encore en majorité des hommes, généralement d’une génération plus ancienne que les jeunes parents, souligne Marie-Pierre Van Muellem, présidente de l’Association vaudoise des parents d’élèves. Ils ont connu une réalité différente au moment d’élever leurs enfants et sont sans doute moins concernés par la problématique de l’accueil parascolaire.»

Si les éducateurs entendent souvent les plaintes des parents, leur travail est encore trop mal connu de ceux-ci et les incompréhensions courantes. «Pour la plupart, l’essentiel est de savoir si l’enfant a une place ou non, au vu de la difficulté que cela représente. Comprendre comment fonctionne le réseau, ce que l’on propose pendant l’accueil, on a l’impression que cela ne les intéresse pas, ou du moins pas la majorité, confie Cécile Bra. On sollicite toujours les parents pour venir à notre assemblée générale. Il nous est déjà arrivé d’en annuler une par manque de participation: un seul parent – sur 60 – était venu.»

Pour les éducateurs, l’émergence des structures d’accueil engendre une cohabitation toujours plus étroite avec la sphère scolaire, qui s’occupe des mêmes enfants.

À lire également: Un cadre qui ne cesse d'évoluer

Peu intégrés

Mais là aussi, on a le sentiment d’être peu considéré. «Dans la théorie, c’est très joli, on doit tous travailler en partenariat. Mais en réalité, la collaboration avec l’administration des écoles doit être renforcée, déclare la directrice de la Fourmilière. Ça commence un peu à bouger, mais on peine à être intégrés aux réflexions menées dans le cadre scolaire ou aux réseaux alors que nous voyons l’enfant parfois plus que ses propres parents. Ça fait donc du sens à ce que l’on soit présent, mais ce n’est pas encore dans les mentalités des enseignants de nous y convier.»

Autant de marques de manque de reconnaissance déçoivent des personnes dont la profession s’avère pourtant très exigeante sur le terrain. «J’invite tous ceux qui en doutent à venir voir comment se passe un repas de midi avec 50 enfants dans une UAPE», glisse Julie.

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