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Tête à tête

Un ancien à l’allure de jeune premier

Cédric Jotterand 06.10.2017 11:22

À48 ans, c’est le moment où certaines personnes se demandent s’il ne serait pas temps de rejoindre une Municipalité. Pour Vincent Denis, syndic de Vaux, la question est réglée depuis une éternité puisque cela fait... 25 ans qu’il est en poste, lui qui est entré dans sa deuxième législature en tant que syndic. «Mais je n’ai aucune ambition de battre des records, c’est plutôt le hasard et l’intérêt pour la politique villageoise qui expliquent cette longévité.» Élu en remplacement de son père «peut-être sur un malentendu pour les gens qui croyaient voter pour lui», dit-il en souriant, Vincent Denis s’implique donc à fond pour sa commune, alors que son travail d’ingénieur au service de l’hydroélectricité l’envoie régulièrement en Afrique, en Europe et même en Australie. «C’est un fait connu de mes collègues, mais j’essaie de jongler pour ne jamais rien rater d’important. Pour le reste, nous avons une organisation bien rodée et je peux m’appuyer sur le vice-syndic, Charle-Antoine Valsesia, qui est au courant de tout en cas de besoin.»

Lorsqu’on évoque Vaux, autant évacuer le sujet d’emblée, on se dit que les fins de mois ne doivent pas être difficiles quand on a parmi ses concitoyens l’un des plus fortunés du pays. «C’est en effet une chance qui nous permet d’avoir des infrastructures assainies et d’être franc de dettes. Mais la péréquation intercommunale corrige en partie la situation depuis quelques années et cela n’enlève rien aux tâches quotidiennes que connaissent toutes les communes.»

À certaines mauvaises langues qui disent que Vaux n’a pas rejoint le projet de fusion par crainte de devoir partager, Vincent Denis répond sans s’offusquer. «On ne peut pas empêcher les gens de faire ce raisonnement, mais je peux vous assurer qu’il est faux. Le découpage n’est pas idéal pour nous qui sommes tout en bas et on a eu l’impression qu’on avait posé des communes sur carte avant de se demander pour quelles raisons fondamentales il fallait lancer ce processus. Nous le suivons cependant avec grand intérêt car, quel que soit le résultat, celui-ci aura une influence sur notre relation avec nos voisines.»

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La voie solitaire

Vincent Denis ne cache pas non plus qu’il voit sa commune «équipée» pour jouer sa partition seule encore un moment. «Je sens souvent dans les fusions un discours fataliste. À Vaux, nous avons des gens prêts à s’impliquer, une vie de village qu’il faut certes développer et animer avec l’ambition que les gens se sentent bien chez eux. Après, on ne peut pas deviner ce que le canton peut nous imposer dans le futur et qui conditionnerait des unions. C’est la seule chose que je vois à moyen terme, car rien d’autre n’est inéluctable.»

Père de deux jeunes enfants, très actif professionnellement, cet ancien scout pourrait rester tranquillement à la maison pour s’adonner à la lecture, l’une de ses passions, mais la gestion de sa commune en est une autre qui lui donne bien des satisfactions. «Je dois rendre hommage à mon épouse Nathalie, qui fait beaucoup pour que toutes mes activités soient possibles. Les gens ne se rendent pas toujours compte, mais il y a certaines semaines où tous les soirs sont réclamés par cette fonction. Mais c’est un engagement stimulant, qui permet de côtoyer de nombreuses personnes et de toucher à des sujets multiples. C’est ce qui me plaît.» Comme le fait de trouver aussi des solutions afin que Vaux ne vive pas que grâce aux impôts encaissés, en développant par exemple son patrimoine immobilier, même en dehors du périmètre communal. 

Et même s’il ne vise pas de record, pense-t-il déjà à s’arrêter un jour? «Le risque est toujours celui de faire l’année de trop, j’en suis conscient. J’ai toujours autant de plaisir, également au sein des associations intercommunales. Mais à un moment donné, il faut céder la place, le défi personnel étant de sentir à quel moment on n’amène plus grand-chose de neuf. Ce sera sans doute le cas à la fin de la législature.»

L’occasion alors de faire encore un peu plus de ski l’hiver et de pratiquer la course à pied avec davantage d’assiduité qu’aujourd’hui, lui qui est pour l’heure déjà bien occupé à  «courir le monde»...

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