commander la photo
La rue de Couvaloup à Morges
Un nom, une rue
Mal fréquentée, sale ou bruyante? Telle était il y a encore peu de temps, la réputation de la rue de Couvaloup. Mais à en croire les commerçants d’aujourd’hui, tout cela est bel et bien terminé. Satisfaits des nombreux changements qui se sont opérés dans le quartier depuis quelques années, les gérants d’établissements voient leur rue avec un autre regard. Sylvain Rouge, à la tête d’un institut de Beauté depuis environ un an, regrette un peu le manque de passage même si, selon lui, la tranquillité reste un atout pour sa clientèle à la recherche d’une certaine intimité. «Depuis que le Bazar n’existe plus, la rue est mieux fréquentée et une autre clientèle s’est constituée», apprécie l’esthéticien.
Pas assez exploitée
Son voisin, Mauro Petruzziello, responsable d’une boutique de design depuis avril dernier, pense quant à lui que la rue n’est pas suffisament exploitée et que les vastes possibilités offertes par la petite place mériteraient d’être étudiées par les autorités. Il note cependant que la rue a pris une réelle ampleur. En tant que Morgien depuis toujours, il l’affectionne tout particulièrement en la qualifiant de «jeune et artistique». Adolescent, il venait jouer au billard au Pool, qui est par la suite devenu le Bazar. Le local est désormais son lieu de travail.
Pour Sébastien Tubau, établi depuis 2007 dans cette rue, le constat est identique. La population plus aisée qui s’y aventure et la fréquentation qui s’intensifie s’accorde mieux au créneau du bien-être que l’homme préconise à travers l’Espace Renaissance.
Nouveau souffle
Même son de cloche pour le patron du White Horse Pub. Présent depuis maintenant 21 ans à Couvaloup, Brahim Ugjmaili est lui aussi satisfait des évolutions et des changements dans le quartier. Le processus de gentrification, qui a vu de nouveaux commerces et habitations s’installer, a contribué à réinscrire cette ruelle sur la carte morgienne.
Les fêtes de quartier organisées par le centre d’accueil des jeunes de Couvaloup 12 au début de l’été apportent, quant à elles, du souffle au quartier. La zone gagnerait à voir d’autres événements du même types s’organiser, afin de rendre la place vivante socialement tout au long de l’année.









