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Le chemin de Chantemerle à Lully
Floriane Galaud
Un nom, une rue
C’est peut-être parce que l’on entendait chanter le merle que le chemin fut baptisé de ce joli nom euphonique. Etymologiquement, le nom «Chantemerle» désigne un endroit caillouteux ou un endroit recouvert de buissons épais où l’oiseau s’y cachait pour nicher. Tiré du patois savoyard chanta-merlo, il signifierait également un taillis très touffu.
Le chemin de Chantemerle qui entoure le quartier du même nom, tire son appellation du triangle herbeux situé entre la forêt et le chemin qui descend vers la station de la Compagnie vaudoise d’électricité comme l’explique Henri Solliard, dans son ouvrage «Lully», qui retrace l’histoire de sa commune.
Il raconte notamment que les «coins» de terre étaient si imbriqués les uns dans autres, que même les propriétaires ne s’y retrouvaient pas. Le Lulliéran informe par ailleurs que le remaniement parcellaire de 1957-1967 qu’on a appelé «Le Grand Remaniement» du fait qu’il touchait plusieurs communes, a mis de l’ordre à cela. Dès lors la commune de Lully est devenue propriétaire de ces terres.
Dans ce quartier, riche en saveurs, on y trouvait autrefois, des arbres fruitiers dont une variété de poiriers aujourd’hui disparus, les poires «Colliard» ou «Etrangles Chat», dont les fruits séchés donnaient d’excellents «Schnetz» ou «Pandours». Aujourd’hui, les arbres fruitiers ont laissé leur place aux maisons et seuls les souvenirs demeurent. En effet, dès 1936, le quartier de Chantemerle s’est construit et les villas ont envahi le coin pour atteindre leur pic d’habitations vers la fin des années 80.










