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Lussy-sur-Morges : "C’est un village «dortoir»"
Jean-François Reymond
Parole de syndic - Markus Kalbermatten
«Il faudrait que la population s’investisse!»
- Livrez-nous quelques aspects de la vie des Lucifers?
L’état général est bon! Mais ce n’est plus le Lussy vivant du passé! Nous avons perdu successivement notre épicerie, notre bistrot et notre poste. Tout le monde travaille à l’extérieur à l’exception de nos six agriculteurs dont cinq vignerons. C’est donc hélas devenu un village de pendulaires, dont beaucoup vont même travailler jusqu’à Genève ou Lausanne. Heureusement, l’EMS réanime le centre du village avec l’ouverture de leur petit café-restaurant à tout le monde. Du coup, les gens reprennent goût à se rencontrer. Cela ne peut être que positif.
- Qu’en est-il du développement et des aspects financiers?
Avec nos 580 habitants et un taux d’imposition de 70%, ça tourne à satisfaction malgré les ponctions étatiques que toutes les communes subissent. Il reste quelques parcelles encore constructibles mais on arrive au bout des possibilités. Et comme c’est dans le secteur privé, on ne peut pas intervenir.
- En tant que syndic, que souhaiteriez-vous pour votre commune?
Sincèrement, je voudrais voir la population mieux s’investir dans la vie du village. Que ce soit du côté politique et associatif. Le Conseil général peine à rassembler une trentaine de membres. En plus, la jeunesse y manque cruellement. Il en est de même à la Municipalité ou nous ne sommes pratiquement que des retraités, le plus jeune ayant 59 ans! Après ma carrière d’instructeur militaire à Bière, et habitant Lussy depuis 1983, «ils m’ont chopé» pour entrer à la Muni en 2004. Et depuis 2006, je me suis retrouvé syndic… Etrange pour moi qui suis un Haut-Valaisan de Saas Fee et de langue germanique! Mais je ne regrette rien!









