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Quand le futur s’invite à la montagne
ETAPE 5 La cabane du Vélan
C’EST OÙ? Dans le vallon de Valsorey, à environ dix kilomètres du col du Grand-Saint-Bernard.
C’EST HAUT? La cabane est à 2642 mètres, tandis que le mont Vélan culmine à 3731 mètres.
C’EST COMBIEN? Comptez environ 3 à 4 heures de marche depuis Bourg-Saint-Pierre.
Sac sur le dos, bouteilles d’eau en réserve et fruits secs pour la route, la cabane du Vélan n’attend plus que nous! En bons citadins prêts à affronter la montagne, la bonne humeur est de mise mais agrémenté d’une pointe d’appréhension. Et pour cause, le premier essai est un échec. Erreur de parcours: nous faisons marche arrière. Mais le découragement n’est pas de mise et le bon sentier est vite repéré.
Cette fois-ci, c’est parti! Début de la marche qui doit nous emmener tout droit à la cabane du Vélan. Au bout de quelques minutes seulement, l’optimisme baisse un peu! Les premières trente minutes de marche en pente raide donnent le ton: Nous allons suer. Mais les deux heures qui suivent sont agréables, en pente douce et au milieu des vaches et de paysage verdoyants.
Effort physique
Petit à petit la végétation luxuriante disparaît pour faire place à un décor beaucoup plus rocailleux. Le bruit du torrent de Valsorey se fait de plus en plus entendre, signe que nous nous rapprochons du glacier du Tseudet auquel est accolée la cabane. Encore quelques minutes de marche et notre objectif est en vue. Le choc! Après presque trois heures de marche, la cabane paraît perchée si haute sur la montagne que le découragement nous gagne. La dernière heure d’effort se fait en pente raide. L’exercice est plutôt rude pour des novices de la marche, mais le sentier bien tracé permet de déambuler aisément entre les rochers.
Une fois arrivés, l’accueil chaleureux est offert par les deux gardiens, Yvan et Karine Moix.

La cabane surprend par son aspect futuriste. Le bâtiment est sur trois étages. L’intérieur est cosy et décoré de nombreuses photos du Népal, lieu qu’affectionne Karine Moix. Le repas est pris au premier étage, tandis que les soixante lits repartis en six dortoirs se trouvent au deuxième A 18 h 30, le souper est servi: soupe, ragoût, salade de haricots et pour finir meringue et crème de Gruyère. Un vrai délice mitonné par les gardiens.
Ceux-ci se plaisent dans leur étrange cabane: «Nous la trouvons jolie mais j’ai déjà entendu des gens me dire qu’elle était dégueulasse», explique Yvan Moix.
En effet, le lieu fait parler de lui depuis sa construction en 1992. Avant cette date la cabane du Vélan existe déjà mais se trouve quelques mètres en contrebas, est plus petite et surtout d’architecture beaucoup plus traditionnelle. Mais voilà, en 1991 la cabane brûle.
Il faut reconstruire, mais la commission centrale du Club Alpin Suisse se décharge du projet de l’architecte Michel Troillet, qui selon eux, ne correspond pas aux critères en vigueur (matériaux utilisés, agencement intérieur). C’est la Section genevoise du C.A.S qui prend la responsabilité des travaux. La reconstruction débute en août 1992 et se termine avant Noël de la même année.
Quoi qu’il en soit le succès de la cabane n’est plus à prouver. Environ 1800 nuitées sont comptées chaque année. Principalement des alpinistes venus pour l’ascension du mont Vélan mais aussi des familles qui viennent pour manger à midi.
La descente se fait beaucoup plus facilement, 2 h 30 en marchant tranquillement suffisent pour rejoindre Bourg-Saint-Pierre. En bref, une très jolie balade accessible à tous, au prix de quelques efforts physiques.









