Arek Gurunian - Le retour de l’enfant du pays
SYLVIE LOGEAN
FESTIVAL RIRE ET DÉCOUVRIR Le Morgien, qui a reçu le Prix François Silvant en 2007, revient dans sa région pour présenter son nouveau spectacle sur les planches de Saint-Prex.
Après son premier one-man-showArek en Vrac, l’enfant du pays Arek Gurunian revient au bercail avec son tout nouveau spectacle sobrement intituléArek ou comment nouer d’emblée de bonnes relations avec ses semblables. Parisien d’adoption depuis 2001, le comédien n’en a pas pour autant oublié la région morgienne où il a fait ses premières armes sur les planches de Beausobre et des Trois P’tits Tours. C’est donc avec une certaine émotion que ce dernier revient en Suisse pour se produire devant un public qui l’a vu grandir et s’affirmer.
Présent en tant que l’une des têtes d’affiche du Festival Rire et Découvrir de ce week-end, le Morgien jouera en première sa dernière création. Arek Gurunian y campe un homme ordinaire qui essaie d’avoir des contacts cordiaux avec ses congénères, sans que le succès soit pour autant au rendez-vous. Des ravages de la vie de couple sur l’amitié, aux joies de la dépression, c’est le regard empreint de tendresse et d’humour que le comédien analyse les aléas du quotidien… A la veille de son entrée en scène au Vieux-Moulin, le regard et le verbe franc, Arek Gurunian confie ses petites peurs et ses aspirations.
- Votre nouveau one-man-show sera présenté en première devant un public qui vous est familier, comment vivez-vous cela?
C’est vrai, ce spectacle sera créé à la maison! J’ai toujours un grand plaisir à revenir dans la région où j’ai débuté et où se trouvent mes proches. C’est aussi plus stressant, car finalement, à Paris, je ne connais personne dans la salle…
- Après huit ans dans la capitale, votre vie parisienne vous plaît-elle toujours?
Absolument. Il existe à Paris une forme d’émulation que l’on ne trouve pas en Suisse. C’est également très stimulant car les sources d’inspiration ne manquent pas et il y a davantage d’opportunités pour jouer et tester ses spectacles sur des scènes ouvertes. C’est beaucoup plus difficile ici, car la culture du café-théâtre est nettement moins ancrée.
- Vous portez un regard très lucide sur les situations du quotidien, comment procédez-vous pour écrire vos textes?
J’observe ce qui se passe autour de moi en posant un regard naïf et affectueux sur les autres. Les problématiques que j’aborde sont communes à beaucoup de gens; ensuite le traitement que j’en fais varie selon les thèmes. Mon dernier spectacle se situait entre le stand-up et les sketches. Je me permettais des moments d’improvisation. Pour celui-là, je me retire pour avoir ce qu’on appelle le 4emur. Je fais davantage abstraction du public.
- Outre les textes, la gestuelle et le jeu de scène sont également très importants dans vos spectacles?
Oui en effet. A l’origine, je viens du théâtre et je porte un grand amour à ce lieu particulier. A mes yeux, le travail de plateau revêt tout autant d’importance que l’écriture, c’est l’essence du métier.
- Quels sont vos projets pour la suite?
Le festival de Saint-Prex m’a donné l’opportunité de créer ce nouveau spectacle que je pense jouer à Paris dès janvier.









