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«C’était assez incroyable!»

Julien Lambert


L’humoriste et imitateur Yann Lambiel a fait chavirer le public de Beausobre l’espace de huit représentations fin décembre. Il revient sur ces moments «magiques» qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Tout sied à Yann Lambiel. Qu’il soit dans la peau de Daniel Brélaz, de Roger Federer, ou encore de Nicolas Sarkozy, l’humoriste et imitateur obtient toujours le même résultat: un public charmé qui en redemande. C’est ce que vous diront sans doute les nombreux spectateurs qui ont découvert son spectacle «Aux suivants» pendant les Fêtes. Huit représentations qui n’ont pas marqué que le public, mais aussi l’humoriste lui-même. «C’était assez incroyable. La salle était pratiquement toujours pleine! Et le public se levait à chaque fin de spectacle. On sentait que les gens avaient envie de s’amuser, que c’était la période des fêtes!»

Yann Lambiel a qui plus est relevé un vrai défi: donner deux représentations le soir du réveillon. «C’était un challenge, car il est très difficile physiquement d’enchaîner deux spectacles en une heure, explique-t-il. Mais on s’est retrouvé dans le même état d’esprit que le public. Lors de la première représentation, les gens avaient envie de s’amuser. Alors que dans la seconde, ils avaient mangé et étaient déjà dans une ambiance festive, tout comme nous… Si bien que nous étions dans les deux cas sur la même longueur d’onde. Et nous avons fêté la nouvelle année dans une ambiance folle. Le public était debout et nous avons tous pu partager une coupe de champagne.»

Peu d’artistes peuvent prétendre remplir huit fois Beausobre en seulement dix jours. Un bel exploit qui touche Yann Lambiel: «Cela veut dire que les gens me connaissent, et forcément, ça fait plaisir! Il faut aussi dire que j’ai été pas mal médiatisé ces derniers temps en participant notamment au Festival du rire de Montreux et au Paléo.» Et le Morgien d’adoption de souligner qu’il avait peu joué dans la région. «C’est un spectacle techniquement lourd. On ne peut pas aller dans les petites salles et ça canalise forcément les gens sur un seul lieu.»

Alors qu’il s’apprête à jouer chez lui, en Valais, le succès ne change pourtant en rien l’humoriste et imitateur. Même s’il a conscience de s’être fait un nom en Suisse romande, il ne pense pas à «s’exporter». «Il y a encore tellement de choses nouvelles à faire ici. Et puis quand je joue à Morges par exemple, c’est devant un public qui me connaît, des gens que je croise en ville. C’est à deux pas de chez moi, de la radio. Alors pourquoi aller voir ailleurs?»

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