El-Baz prend son envol
Sylvie Logean
Après avoir interprété Yasmin dans «Deux décis d’Odyssée» la chanteuse et comédienne lausannoise Nathalie El-Baz reprend son rôle pour «Pénélope, spectacle anniversaire des Mouettes.
Morges
Rencontrer Nathalie El-Baz, alias El-Baz de son nom de scène, équivaut à ouvrir une porte, à entrer dans un univers ou se mêle Orient et Occident dans une parfaite harmonie. Née au pied des sapins mais grandie dans une famille algérienne, la chanteuse lausannoise a toujours vécu en Suisse, mais n’en a pas perdu ses racines pour autant. Nathalie El-Baz, c’est le Nord et le Sud réunis dans de doux yeux marrons.
Union sacrée
De la rencontre de ses deux entités est née une voix. Un chant suave qui a pris corps dans une famille où l’on chantait tout le temps. Voilà pourquoi, aussi loin qu’elle se souvienne, la musique s’est toujours imposée comme une évidence pour l’artiste. Les airs familiaux traditionnels séfarades mais aussi le jazz ont bercé l’univers musical de la chanteuse. Telle une rencontre, une forme d’osmose entre des mondes différents, mais pourtant si enclins à s’unir.
Pour son rôle de Yasmin dans le spectacle Deux décis d’Odyssée puis pour Pénélope, qui commémore les 70 ans des Mouettes, la chanteuse s’est également muée en comédienne sous l’impulsion du metteur en scène Gérard Demierre. L’occasion de retrouver un personnage qui la touche particulièrement. «Je me sens très proche de Yasmin, notamment de part mes origines. Dans Deux Décis d’Odyssée, Yasmin était turque, ancrée dans le terroir vaudois. Là elle est algérienne, comme moi, explique El-Baz. Et puis j’aime cette idée de continuité, ce concept sur la longueur, avec le même metteur en scène. Cela va me faire très étrange quand toute cette aventure sera terminée.»
Echange surprenant
Le spectacle Pénélope représente également une rencontre surprenante avec le monde traditionnel du chœur vaudois avec, pour dénominateurs communs, l’échange réciproque et la découverte de l’autre. «Ce spectacle démystifie le côté chorale vaudoise en faisant se mélanger plusieurs influences, explique El-Baz. C’est vraiment magnifique de voir cet ensemble interpréter des chants typiquement espagnols, grecs ou encore égyptiens et hébreux. C’est la preuve d’une belle ouverture.»










