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La naissance d’une espèce menacée
Sylvie Logean
L’équipe du Boulevard Romand a répété sa nouvelle pièce durant deux semaines au sein du Théâtre de Beausobre. Ce qui a ravi les comédiens de la troupe. Rencontre.
Morges
Leur but? «Transformer un succès en triomphe!» En résidence au Théâtre de Beausobre depuis deux semaines, la joyeuse équipe d’Espèces Menacées manie l’humour décalé autant que la modestie. Sur des planches encore presque vides, où trône un canapé, une table basse et quelques accessoires, Pierre Aucaigne, Vincent Kohler, Patrick Lapp, Jean-Charles Simon, Mado Sierro et Catherine Guggisberg (Marc Donet-Monet étant absent ce jour-là) accueillent les visiteurs de passage avec entrain et bonhomie. En face d’eux, Thierry Meury, qui met en scène la troupe du Boulevard Romand dans cette pièce de Ray Cooney.
Répétitions in situ
De 10 h 30 à 14 h 30, 5 jours sur 7, les 8 comédiens font vivre le théâtre morgien, avant d’y revenir en décembre, cette fois sous les projecteurs et devant une salle comble. L’occasion de répéter in situ et de prendre de l’espace dans le cadre de cette pièce de boulevard aux multiples rebondissements (voir encadré) «Nous sommes mieux à répéter sur scène, argumente Patrick Lapp, cela permet de se familiariser plus rapidement avec décors et les changements de direction imposés par la pièce.» Et son complice Jean-Charles Simon d’ajouter: «Nous pouvons mieux poser notre voix également.» Même son de cloche chez Thierry Meury: «On se sent vraiment privilégié de pouvoir travailler sur un grand plateau, autant dire que ça n’est pas tout le temps le cas.»
Le mercato des acteurs
Autre changement de taille pour la troupe du Boulevard Romand. En effet, si elle a déjà sévi sur scène avec Panique au Plazza et Le vison voyageur, elle accueille cette année de nouveaux comédiens avec la présence de Patrick Lapp et de Marc Donet-Monet. «C’est un transfert qui a coûté 54 millions lors du mercato», ironise Vincent Kohler, humoriste qui officie dans La Soupe sur les ondes de la RSR. «Le duo Simon-Lapp est un changement intéressant au sein de l’équipe, commente Thierry Meury. Cela contribue à éviter les habitudes. Et puis Patrick Lapp avait également exprimé l’envie de jouer dans un boulevard.»
A coup de petites phrases bien balancées, il ne fait nul doute que ces acteurs se connaissent bien. Une complicité évidente qui se retrouve autant dans la vie que sur scène, pour le plus grand plaisir des spectateurs.










