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Le cinéma comme souffle d’indépendance

Sylvie Logean


7eART Son bachelor de cinéma fraîchement en poche, Pascaline Sordet se lance dans la carrière cinématographique avec son court-métrage «Restent les échos».

Une petite caméra autour du cou, comme un talisman couleur d’or, la jeune réalisatrice Pascaline Sordet ne cache pas sa passion du cinéma. Tout juste diplômée de la Haute école d’arts et de design de Genève, la Morgienne a fait le choix de se plonger dans la difficile carrière cinématographique, pour casser les idées reçues et se battre contre les préjugés inhérents à ce milieu. «Il faut être vraiment convaincu pour se lancer, sinon c’est la galère, souffle Pascaline. Mais c’est magique de constater qu’il y a des gens qui sont prêts à se battre pour le cinéma, loin des guerres financières qui se jouent à l’échelle nationale. » Entourée de «belles énergies», la cinéaste a dernièrement réalisé un court-métrage de 13 minutes,Restent les échos, dont la pellicule a fait office de travail de diplôme.

Deux actrices de la région

Conçu avec les moyens du bord, mais néanmoins dans un grand professionnalisme, le film de Pascaline Sordet retrace l’histoire parallèle de deux couples dont la réunion ne tient qu’à la présence d’un motel, qui agit ici comme un catalyseur. Et, comme unmobile perpetuum, l’un se déchire alors que l’autre se forme…

Tourné entre Aigle et Etoy,Restent les échosprojette dans la lumière deux jeunes actrices de la région: la Morgienne Catherine Guggisberg, dernièrement vue sur les planches en compagnie de Thierry Meury et Jean-Charles Simon dansLe Vison Voyageur; et Jenna Hasse, repérée dans la troupe des Trois Petits Tours et sesCaprices de Marianne.

Toutes deux se plaisent à relever la qualité du tournage, peu commune pour un film d’étudiant. «Il y avait une très belle confiance sur le plateau et Pascaline, qui possède une belle capacité d’écoute, a su s’entourer de gens motivés et sérieux. Les films d’école se perdent parfois dans la technique, ce n’est pas le cas ici», relève Catherine Guggisberg.

Des projets pleins la tête

Son film achevé, Pascaline Sordet n’a pas tardé à se pencher sur d’autres projets. Cette amoureuse de cinéma indépendant américain fourmille d’idées, le quotidien et ses aléas représentant sa source principale d’inspiration. «Je lis également beaucoup les journaux. Certains sont des mines inépuisables pour les courts-métrages, ajoute la cinéaste. Et quand je suis en voyage, j’ai une idée à la minute! Actuellement j’ai quatre ou cinq histoires sous la main que je rêverai de réaliser, notamment unBonnie and Clyde en caméra embarquée. » Gageons que l’avenir saura rendre écho à son talent prometteur…

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