Culture
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Un spectacle qui se voit plus qu’il ne se vit

Cédric Jotterand


CRITIQUE – Vanessa Paradis

 

Vanessa Paradis à Beausobre, sur l’affiche, c’est quand même quelque chose. Il n’y avait donc pas de places vides ce samedi soir, pour voir celle que les ados ont adoré à l’époque de «Joe le Taxi», alors que ceux qui ont commencé par la détester ont fini par succomber au fil des tubes et de son parcours. Et Morges a de quoi être fier d’avoir accueilli l’ancienne protégée de Serge Gainsbourg, puisque la scène de Beausobre précède Paris, New York, Los Angeles et Montréal où elle se produira ces prochaines semaines.

Loin d’un concert hystérique, la version acoustique de son spectacle est un moment qui se voit plus qu’il ne se vit. Le public, qui ne semblait pas toujours connaître l’ensemble de son œuvre, n’est pas debout sur les fauteuils mais écoute attentivement des paroles parfois murmurées.

Il faut donc une bonne heure pour lancer l’affaire, bien que Vanessa Paradis n’économise pas sa générosité pour faire monter l’ambiance. «Ah, enfin, vous êtes là!» s’exclame-t-elle au bout d’un moment, lorsque les tubes comme «Joe le Taxi», «Sunday Mondays» puis «Be My Baby» animent la foule.

Dans une mise en scène soignée, accompagnée de huit musiciens dont le chanteur Albin de la Simone – promu arrangeur – le concert se transforme peu à peu en un cornet surprise qui se déguste agréablement. Et le public de rappeler finalement la star une fois, deux fois, les rythmes de «Tandem», la mélodie d’«Il y a» ou la beauté de «Dis-lui toi que je t’aime» réarrangée, soulevant cette fois l’enthousiasme.

 

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