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Chemin de Prellionnaz à Morges
Sylvie Logean
Un nom, une rue
Longtemps isolé par sa situation géographique qui le séparait de Morges par le vallon et la rivière, Prellionnaz est aujourd’hui l’un des quartiers les plus importants de la ville en termes de population et de trafic. Lorsque le quartier s’ouvre à la construction et à l’urbanisation avec le plan de quartier décidé par la Municipalité au début des années 60, un vaste ensemble de chemins se voit alors créé. Initialement privés, c’est avec le temps que ces derniers deviennent propriété communale. Se pose alors la difficile question de leur appellation.
Après avoir mené une enquête dans les écoles morgiennes, la Municipalité de l’époque décide finalement de donner à la plupart desrues du quartier le nom de ses propriétés dans le Jura. En effet, dès 1953, la commune acquiert, au coup par coup, différents pâturages et forêts de la vallée de Joux. L’ensemble forme finalement un domaine relativement important. Le quartier compte, outre un chemin du même nom, également une avenue de Carroz, de Praz-Rodet, de Moësette et un chemin de la Burtignière, dont les noms évoquent tous des alpages de la ville de Morges situés près de la frontière franco-suisse.
Le chemin de Prellionnaz, situé de l’avenue Monod aux chemins de Tolochenaz et de la Motte, entre la Prairie et la Longeraie fait également référence aux terrains que possède la commune dans la vallée de Joux.
En effet, si l’on analyse son étymologie, Prellionnaz fait référence à un cadre verdoyant et proche de la nature. Ainsi, le radical «Prel» désigne un petit pré, alors que la terminaison «-onnaz» signifie l’eau, terme d’origine gauloise que l’on retrouve également dans Aubonne.
Prellionnaz signifierait donc le pré parcouru par un ou plusieurs ruisseaux. Baptisé à l’origine chemin du Bochet, dont il est, par ailleurs pratiquement la suite, le chemin de Prellionnaz a reçu son appellation actuelle en 1943.










