L’avenue Alfred André à Morges
G.H.
Un nom, une rue
Morges - Eric Voruz aura-t-il un jour un chemin à son nom? La question se pose puisque quatre chemins portent les noms d’anciens syndics: Benjamin Jaïn (premier syndic de Morges, en 1803, il meurt vingt jours seulement après être entré en fonction), Claude Mandrot, qui lui a succédé, a aussi un chemin à son nom, ainsi que Gustave Coderey (syndic de 1917 à 1932). Le dernier syndic à avoir «son» chemin est Alfred André, successeur de Gustave Coderey.
Né en 1877, Alfred André a étudié l’architecture à Fribourg et à Londres. Il a travaillé à Berlin, Vienne, Paris et Constantinople avant de revenir s’installer à Morges. Il a participé notamment à la réfection du château de Chillon et de l’Hôtel de Ville de Morges.
Elu municipal en 1926, il fut syndic de 1932 à 1948. Député à
partir de 1943, il a présidé le groupe radical du Grand Conseil, organe dont il avait été élu vice-président. Sa santé fragile l’avait obligé à décliner la présidence du Grand Conseil dont il se retira en 1952, peu avant son décès survenu le 23 juin.
Alfred André a joué un rôle social et humain important dans la région.
Membre du Réarmement moral, à Caux, il a présidé l’Ecole Pestalozzi d’Echichens (alors qu’elle était encore l’Asile rural) et l’Union des communes vaudoises. En tant que peintre, ses œuvres avaient été très remarquées lors des expositions du Cercle artistique morgien.
A côté de son bureau d’architecture, Alfred André a créé une marbrerie (démolie en 2007) qu’il avait remise à Hans Büchli.










