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40 ans au service de l’insertion


Créé en 1971 pour venir en aide à des personnes en difficulté, Le Relais est devenu un acteur incontournable du paysage social vaudois.

Créé à la demande conjointe de l’Office du tuteur général du canton de Vaud, de l’Office cantonal antialcoolique et de la Société vaudoise de patronage, Le Relais était, à l’origine, un foyer qui, au chemin Buvelot à Morges, pouvait accueillir neuf résidents, jeunes adultes en difficulté, en vue de leur (ré)insertion dans la vie sociale et professionnelle. Premier directeur, Daniel Cardis a assumé la fonction jusqu’en juin 1975.

 

Incontournable

Dire que la structure répondait à un besoin revient à énoncer une lapalissade. Car, au fil des ans et au gré de besoins en constante évolution, Le Relais est devenu une institution incontournable du paysage social vaudois. Et désormais genevois également. Un développement qu’ont piloté André et Anne-Lise Féret, directeurs de 1975 à 2004, et enfin Jean-Claude Pittet, directeur en charge.

Dans l’allocution prononcée lors des festivités du 40e anniversaire du Relais, Jean-Claude Pittet a d’ailleurs brossé le portrait de ce qu’est aujourd’hui l’institution: «D’une structure résidentielle, nous sommes passés à une douzaine d’unités réparties sur le territoire cantonal et une entité établie dans le canton de Genève. Des 15 premiers pensionnaires accueillis dans notre foyer du Buvelot au terme du premier exercice, nous sommes passés, pour l’année 2011, à plus de 2000 personnes qui ont bénéficié d’une prestation dispensée par les professionnels de la fondation. Des trois collaborateurs du début, nous sommes arrivés aujourd’hui à près de 150.»

L’organisation compte sur la collaboration d’éducateurs sociaux, d’assistants sociaux, de maîtres socioprofessionnels, de collaborateurs administratifs, de psychologues, d’infirmiers et, plus récemment, de formateurs d’adultes, de conseillers en insertion, de médiateurs et de politologues.

A l’origine, la mission du Relais était une prise en charge en milieu résidentiel orientée sur l’accueil et la remise au travail d’adultes en difficulté.

 

Mission en évolution

Cette mission a évolué, explique Jean-Claude Pittet. Elle s’est élargie en développant un accompagnement socio-éducatif en milieu ouvert pour de jeunes adultes puis pour des personnes atteintes dans leur santé mais aussi pour des personnes sans domicile fixe et en proie à des problèmes d’addiction. «Pour répondre à la complexité croissante des situations rencontrées, nous avons étoffé le suivi ambulatoire par une offre de logements fixes, puis de transition, un soutien à la gestion administrative et à l’accès à des activités productives, artisanales et artistiques.»

La crise économique des années 90 a conduit Le Relais à proposer une dizaine de formations continues à des chômeurs de longue durée, à des bénéficiaires du revenu d’insertion, à des migrants. «Nous offrons aujourd’hui près de 50 places de travail pour des personnes momentanément sans emploi, 25 places d’apprentissage et nous atteindrons bientôt un parc de logements d’une centaine d’unités.»

 

Ah, la pénurie…

Car le logement est un facteur important de réinsertion, souligne le directeur: les efforts sont malmenés par la pénurie de logement qui caractérise la région et rend difficile, voire impossible, l’accès à un logement, même modeste, aux adultes et jeunes adultes qui stabilisent leur situation personnelle et professionnelle ou entreprennent une formation. «Or, dit-il, l’absence d’un lieu stable où habiter compromet tôt ou tard le projet d’insertion des personnes.» L’appel est donc lancé.

Jean-Claude Pittet a remercié les entreprises publiques et privées pour le rôle essentiel qu’elles jouent. Elles permettent à l’institution de mener à bien sa mission de relais, de passerelle vers l’emploi ou la formation professionnelle.

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