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Arvinis aura le bel accent du pays d’Oc
Virginie Gerhard
Le Salon international des vins, qui ouvrira ses portes dans trois semaines, lève le voile sur son passionnant contenu.
Les amateurs de vins peuvent se réjouirent: la seizième édition d’Arvinis ouvrira ses portes aux halles CFF du 13 au 18 avril prochain. La Californie, hôte d’honneur l’an dernier, cède sa place au Pays d’Oc. Et ce n’est pas un hasard. La région est la première dénomination française de vins importés en Suisse, avec un volume de plus de 90’000 hectolitres. Nadège Felhmann, directrice d’Arvinis se réjouit de cette venue: «Cela fait très longtemps que nous souhaitions faire venir un pays du sud, c’est l’occasion de faire découvrir les vins de cépage de cette région aux amateurs de vins suisses».
Une région privilégiée, d’une superficie de 88’000 hectares répartie sur quatre départements (le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales) qui en fait le premier exportateur français et le 5e exportateur mondial, offrant une palette aromatique de 33 cépages. Autrefois quelque peu impopulaire, la région a retrouvé ses lettres de noblesse depuis une vingtaine d’années. La recette magique? «Des vins de cépages de vignobles français adoptés sur le sol des Pays d’Oc», explique Jacques Gravegeal, président des pays d’Oc.
Huit vignerons et entreprises des vins du pays d’Oc présenteront ainsi leurs nouvelles cuvées sur le stand d’honneur du salon. La gamme «Collection 2010», des vins d’exceptions pour les amoureux de ce fin breuvage, sera également présentée pour la première fois en Suisse, explique Florence Barthès, directrice générale des Pays d’Oc.
Les habitués ne seront pour autant pas dépaysés pendant cette seizième édition. Nadège Felhmann tient à rappeler qu’outre l’invité d’honneur, ce ne sont pas moins de 80% de vins suisses qui sont exposés à Arvinis, dont une large palette de vins vaudois. Quelques petites nouveautés tout de même; le prix de l’entrée d’abord, qui passe de 20 francs à 30 francs. «Une augmentation justifiée par l’augmentation des coûts de promotion du salon», explique Nadège Felhmawnn. Autre innovation, des cours de dégustation en anglais. En anglais? Of course! Depuis quelques années la manifestation accueille de plus en plus d’Anglais amateurs de vins installés sur les bords du Léman.
Mais pas d’inquiétude, les francophones auront également droit à leur cours en version française, ainsi qu’à d’autres conférences abordant, par exemple, les associations entre vins et mets. Une bonne occasion d’allier le savoir au plaisir. Pour les autres, ils trouveront pour sûr leur bonheur pendant cette seizième édition d’Arvinis, parmi les quelque 2500 vins présentés par près d’une centaine de producteurs.










