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Barbacane séduit et captive
Donatella Romeo
La magie de ces sept derniers jours se poursuit jusqu’à dimanche. Retour sur le week-end dernier en musique et théâtre.
Aubonne
Décor médiéval de la cour du Château d’Aubonne sous un soleil éclatant. William White, sa guitare, son groupe. Une création théâtrale de Simone Audemars. Voilà le cadre idyllique et le menu qui attendaient les spectateurs de Barbacane, samedi soir, dont les prestations ont été remarquables.
A 18 heures, c’est William White qui a lancé la soirée dans la cour. Cette dernière, aménagée pour recevoir jusqu’à 140 personnes, ne devait malheureusement pas en compter plus de 40.
Dommage pour les organisateurs, tant mieux pour les oreilles alertes qui s’étaient déplacées! Déjà, l’artiste est extrêmement accessible, c’est d’ailleurs lui-même qui a ouvert les portes du château pour prévenir que le spectacle commençait. Ensuite, la formation habituellement composée de huit musiciens était réduite à quatre pour un concert plus intime. Pari réussi! La complicité des quatre acolytes était transparente, la bonne humeur communicative et la musique, bien sûr, envoûtante. A souligner en plus, l’excellente qualité de la sonorisation qui a rendu à la prestation toute son ampleur.
Quelques heures plus tard, c’est le théâtre qui a pris ses droits sur la scène avec «Comprendre un peu est chose nécessaire», de Griselda Gambaro. «Je suis déjà venue hier, prépare tes mouchoirs» glisse une spectatrice convaincue à sa voisine. La performance des acteurs était effectivement des plus touchantes. Mais pas seulement. La mesure donc entre le tragique et le comique se tenait à merveille.
Théâtre médusant
A relever également, l’ingéniosité de la mise en scène de Simone Audemars. Si la cour du château est un lieu enchanteur, il fallait cependant relever le défit de son étroitesse et de son manque de coulisse. Aussi, les changements de décors se faisaient à vue sous forme d’intermède avec un mobilier modulable selon les scènes qui n’était pas sans rappeler le théâtre de machine. Des poupées de chiffons grandeur nature étaient également là pour jouer les absents. Barbacane est encore à découvrir jusqu’au 20 août. Par ailleurs, des prestations gratuites auront lieu dans tout Aubonne ce week-end.










