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Dans les coulisses de Starmania

Virginie Gerhard


Le théâtre du Pré-aux-Moines a accueilli pendant trois jours la version suisse de Starmania. L’occasion rêvée de se glisser dans les coulisses.

Le monde est stone, Ziggy, S. O. S d’un terrien en détresse… autant de tubes produits par Michel Berger et Luc Plamondon dans la version année 80 de Starmania. Ces chansons mythiques, une (grosse) poignée de chanceux a pu les découvrir à la sauce helvétique le week-end dernier, au théâtre du Pré-aux-Moines (PAM) à Cossonay. Pour les autres… pleins feux sur les coulisses!

«Là, nous venons de terminer les sound-check des solistes, des choristes, des accordéonistes et de l’orchestre moderne. La générale va pouvoir commencer à 20 h 30. » Pierre Huwiler, un des instigateurs du spectacle est plus que zen ce mercredi soir de répétition. C’est que le show est déjà bien rodé après avoir été joué à Bulle et à Lausanne.

 

Histoire d’amitié

L’aventure a débuté dans les couloirs de la Radio suisse romande, où Pierre Huwiler, directeur du chœur Café-Café et conseiller musical pour la musique populaire à la RTS, rencontre Lionel Chapuis. L’homme est lui aussi conseiller pour la chaîne publique et directeur du Club des accordéonistes de Bulle. Il raconte: «Lorsqu’avec Pierre nous avons décidé de créer une comédie musicale, notre choix s’est assez vite porté sur Starmania. Pendant plus d’un an, nous avons récrit toutes les musiques pour que l’accordéon se mêle au show. Georges Chorafas, un célèbre arrangeur, nous a aidé dans ce travail juste avant son décès l’été dernier. »

Le résultat? L’accordéon prend des airs de rock et les rythmes entêtants de Starmania résonnent dans les coulisses. «Il était important que le show ne prenne pas des airs de musette. L’accordéon peut être moderne et remplacer un orchestre à cordes», explique Lionel Chapuis.

Cette touche Swiss-made se veut totalement assumée, explique Thierry Romanens, le metteur en scène du spectacle: «Nous voulions ce côté un peu folklorique. Nous avons donné un aspect bucolique aux costumes et apporté ici ou là quelques clichés helvétiques. Le reste du spectacle est principalement animé par les jeux de lumière. Il n’y a pas de décors grandioses ou souterrains comme cela était le cas dans la version française des débuts. »

En effet, la mise en scène est plutôt sobre, la musique, les quatre solistes (Jenny Trace, Esther Terraz, Renaud Delay et Fabrice Pasche) et les voix de la centaine de choristes se chargent d’habiller la scène. En tout, près de 130 personnes se retrouvent sur les planches. Un gros défi pour la salle du Pré-aux-Moines qui affiche des dimensions restreintes. «Il a fallu rallonger la scène de deux mètres et construire un échafaudage pour accueillir les trente accordéonistes», explique Philippe Laedermann le programmateur du PAM.

Du côté des choristes on est unanimes: «La salle est chaleureuse, c’est très cosy, on va se sentir proche du public, c’est un plus», explique Catherine, une chanteuse fribourgeoise.

 

Organisation de chef

Alors que les choristes livrent leurs impressions sur le PAM et s’offrent une pause sandwich, les trente accordéonistes finalisent les derniers détails sous la baguette intransigeante de Lionel Chappuis.

Pendant ce temps, la costumière Pauline Robert-Morier, s’agite autour d’un rideau confectionné par ses soins. Dans le bar du théâtre, Thierry Romanens discute avec les solistes autour d’un verre. L’ambiance est conviviale et chacun semble savoir parfaitement où est sa place.

Chose promise, chose due à 20 h 30 précises, dans le silence et en rangs d’oignons, le chœur fait son entrée sur scène au son des accordéons et de l’orchestre moderne. Les solistes font alors leur apparition dans un jet de lumière, avant de faire revivre sur les planches la fameuse comédie musicale aux 2,2   millions d’exemplaires vendus.

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