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Directrice dans la tourmente
Virginie Gerhard
La directrice de l’Etablissement secondaire de Beausobre est sous le coup d’une enquête du canton. Une lettre collective dénonce sa manière de diriger l’école.
Le groupe Impact, chargé de la gestion de conflit ainsi que de la prévention contre le harcèlement psychologique et sexuel pour les collaborateurs de l’Etat de Vaud, a lancé une enquête concernant la directrice de l’Etablissement secondaire de Beausobre, Béatrice Engeli. Un différend oppose celle-ci à un groupe d’enseignants.
Ribambelle de lettres
Nicole Golay, la directrice du groupe Impact explique: «Nous sommes en phase d’instruction. Je ne peux pas m’exprimer sur le fond mais les premières conclusions devraient être disponibles en mars.»
A l’origine de l’enquête, une lettre collective, d’environ dix paraphes, arrivée en fin d’année sur le bureau d’Anne-Catherine Lyon, la conseillère d’Etat en charge du Département de la formation, de la jeunesse et la culture. Une missive au contenu détaillé confidentiel, mais remettant en cause, d’une manière générale, la direction de l’école.
A notre connaissance, une lettre anonyme rédigée par un enseignant, accusant Béatrice Engeli de mobbing (harcèlement psychologique), avait déjà été envoyée à la conseillère d’Etat à la fin du mois d’août 2011. Une situation qui a poussé la cheffe du département à faire appel au groupe Impact.
«Nous entrons peu en matière lors de l’envoi d’une lettre anonyme. Il faut qu’il y ait un ensemble d’indices convergents», explique Nicole Golay. Même si celle-ci tempère: «Il s’agit d’une démarche de clarification. Ouvrir une enquête ne veut pas dire que la directrice est coupable.»
Béatrice Engeli, victime d’accusations mensongères? C’est là que les choses se compliquent: «Une troisième lettre, soutenant la directrice, a été envoyée par une partie du corps enseignant au Département de la formation», explique Gilles Pierrehumbert, président de la Société vaudoise des maîtres secondaires.
Climat tendu
L’ambiance éléctrique qui règnerait au sein de l’établissement et la scission du corps professoral inquiète Gilles Pierrehumbert: «Dans ces cas-là, les séquelles dues aux divergences mettent du temps à s’estomper, y compris après le dénouement de l’histoire.»
Quant à la principale intéressée, elle attend les conclusions de l’enquête avant de se prononcer: «Il s’agit d’une lettre comme il y en a beaucoup. C’est à la mode ces temps-ci! Les faits qui me sont reprochés ne sont absolument pas vérifiés. Cette lettre n’a donc aucun sens.»










