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Exit la famille Bou, bonjour Claire!

Virginie Gerhard


Déjà habituée des micros avec son groupe la famille Bou, la chanteuse Claire revient avec un album solo. Rencontre avec une jeune femme désormais indépendante.

 

Son visage vous dit peut-être quelque chose. Pendant douze ans, Claire Chappuis a prêté sa voix au groupe la famille Bou. Un trio de la région, qui a d’ailleurs remporté la distinction culturelle de la ville de Morges en 2008.

Mais c’est seule que la chanteuse originaire de Tolochenaz a décidé de faire son retour sur scène sous le pseudonyme de Claire. Son nouvel album From dark to bright, est disponible depuis vendredi dernier sous forme digitale.

– La distribution de l’album est uniquement digitale qu’est-ce que cela signifie?

– Le disque n’est pas disponible en magasins mais sur plusieurs plateformes de téléchargement comme iTunes ou sur mon site internet. Les disques ne se vendent plus alors j’ai pris le parti du net. Il faut cependant savoir qu’un livret avec les paroles des chansons est également téléchargeable. C’était important pour moi et il me semble que c’est un bon compromis car aujourd’hui il faut être imaginatif pour vendre de la musique.

– Parlons musique justement... comment est né cet album?

– J’avais envie de travailler en solo depuis longtemps. Puis Yvan Peacemaker, le producteur de Stress, m’a proposé de co-produire un album, c’était l’occasion rêvée.

– Comment s’est passé l’élaboration du disque?

– Bien qu’il s’agisse d’un album solo, j’ai été extrêmement entourée par des musiciens et producteurs d’horizons différents. Tous ont réussi à habiller mes textes du mieux possible.

– Ne risquez-vous pas un album sans réelle unité en collaborant avec des artistes aux styles éloignés?

– Non car j’aime ce mélange des genres. Je peux aussi bien écouter du Britney Spears que du Massive Attack. J’avais envie de tester tous les styles que j’aime et je me suis également ouverte aux propositions de mes collègues.

– Comment définiriez-vous le résultat?

– C’est un album qui réunit trois styles. La pop d’abord, car c’est la musique qui me touche le plus. Mais aussi l’électro parce que ce son est dans mes gènes et c’est celui que j’ai expérimenté avec la famille Bou. Et finalement la folk qui représente mes premiers amours et me permet de donner des concerts acoustiques et plus intimistes.

– Avez-vous un titre favori?

– J’aime beaucoup la chanson «The Box», car elle est positive et entraînante. Le reste de mes chansons émane, en général, de sentiments plus sombres. Mais cette positivité est bénéfique pour moi et les fans.

– Vous avez eu un certain succès en France avec la famille Bou. La Suisse n’a-t-elle pas un marché trop petit pour la musique?

– Je ne pense pas que le marché suisse soit fermé. Par contre, il est vrai que les artistes suisses restent très discrets. Il y a une sorte de timidité typiquement helvétique. Ici on n’aime pas mettre la lumière sur quelqu’un, il est difficile de générer du bruit sans polémique. Le public par contre est toujours chaleureux!

– Et le public morgien?

– Nous avions été très émus de recevoir la distinction culturelle de la Ville en 2008 avec la famille Bou. C’est de là que l’on vient et Morges a été la première à nous soutenir moralement et financièrement. La cité et ses habitants nous ont encouragé et nous ont surtout aidé à prendre confiance en nous.

– Maintenant que votre album solo est disponible, que souhaitez-vous pour le futur?

– Je veux faire vivre ce projet. Je suis extrêmement fière de ce travail que j’ai mené de A à Z. De plus, le disque a déjà généré beaucoup d’écoute sur le net, c’est très prometteur. Toutefois, si l’album est tout neuf, mon processus d’écriture est terminé depuis longtemps. Je n’exclus donc pas de m’y remettre.

 

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