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Gaga ou Piaf, Foly fait le grand écart
JDM
Après la Folle parenthèse, Liane Foly revient dans son nouveau rôle d’imitatrice: la Folle part en cure.
Sympa, Liane Foly nous reçoit juste avant sa répétition mercredi soir. Chouchou du public, ce pilier des «Enfoirés» et de la variété française se risque depuis quelques années à l’exercice de l’imitation. Rencontre en coulisses.
– Liane, comment avez-vous abordé ce nouveau show?
– Avec «la Folle Parenthèse» (ndlr: son premier one-woman show en tant qu’imitatrice), ça m’avait plu d’utiliser toutes les cordes, toutes les disciplines. Être sur scène, jouer la comédie, l’humour, l’imitation, le chant. J’avais trouvé un bon moyen d’être sur scène et de m’épanouir. En terminant cette première tournée, j’étais très cafardeuse. J’ai eu envie de repartir et j’ai eu tout de suite l’idée d’écrire sur le thème de la cure de rigologie.
– Ça existe, ça?
– Oui! Il existe le yoga du rire, la thalasso du rire, et il y a des rigologues… On tente de calmer les souffrances de l’être humain par le rire. Ça m’a plu, cette histoire! Du coup, dans mon spectacle, il y a un docteur, qui accueille une trentaine de personnages du domaine de la chanson, du cinéma, de la politique et autres. Et je fais participer les gens, je les fais chanter. Le public se laisse embarquer dans cette cure!
– Vous aviez la trouille pour votre premier spectacle. Plus sereine pour celui-ci?
– Non, j’ai pris encore plus de temps pour l’écrire. La pression a été très forte puisque le premier était une belle réussite. Mais là ça va mieux, j’en suis à ma 35e représentation! Même si je suis toujours en train de réarranger.
– Parvenez-vous à vous adapter rapidement à l’actualité?
– Ah oui! Il y a quinze jours on ne savait pas que Carla était enceinte! Et avec ce qui se passe pour Dominique Strauss-Kahn évidemment que je vais faire des clins d’œil, tout en restant prudente. C’est le rôle des humoristes de plaisanter sur des sujets délicats. Mais je ne suis pas méchante dans mon humour. Et j’improvise beaucoup, comme quand je parle de Morges lorsque je suis ici.
– Comment préparez-vous cet aspect?
– Je cherche des infos sur internet et des gens travaillent pour moi. Pour Morges, je pense au côté très tranquille, pas stressé, etc. Et selon les villes, je choisis selon une liste telle église, tel parc.
– Vous imitez des personnalités suisses?
– Non, pas du tout! En fait je n’en connais pas! (ndlr: Liane Foly tiendra à rectifier publiquement ce point à la fin de son show du soir, en imitant Patrick Juvet!)
– Il y a peu de femmes imitatrices. C’est un atout?
– C’est formidable, mais c’est dommage. Je ne sais pas à quoi c’est dû, je ne comprends pas. J’imite les hommes aussi, ça ne pose aucun problème. Mais je ne suis pas uniquement imitatrice, j’ai une carrière de chanteuse depuis 25 ans. Je suis presque plus dans l’entertainement. J’ai toujours aimé les artistes qui savent mélanger les différents genres. J’ai commencé très jeune à faire le caméléon! A commencer par mon jeu préféré: me déguiser.
– Mais vous vous déguisez peu en spectacle…
– C’est vrai. Je n’ai que des petits accessoires, à part quand j’arrive sur scène en Lady Gaga! Sinon, je joue plutôt sur l’incarnation des personnages par la justesse des expressions du visage, la façon de se tenir, la démarche.
– Le personnage le plus jubilatoire à imiter?
– Ségolène Royal qui fume son pétard! Et Geneviève de Fontenay qui dit plein de gros mots…










