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Il va se déhancher à Beausobre
Camille Destraz
Laurent Deshusses, l’humoriste genevois, se paie le Théâtre de Beausobre après une prestation remarquée à Morges-sous-Rire. Interview.
Il n’aime pas les one-man-shows, mais le sien intitulé «Laurent + Deshusses» fait l’unanimité. Jeudi prochain, Laurent Deshusses revient dans la région morgienne après avoir marqué les esprits au PAM de Cossonay durant Morges-sous-Rire. Cette fois, c’est le Théâtre de Beausobre qui lui ouvre ses portes. Coup de fil au plus sexy des humoristes romands.
– C’est votre premier one-man-show, qu’est-ce que cela vous fait de vous retrouver face à vous-même?
– (Rire) Le mot «jouer» est lié au préau d’école avec les copains. Et là, contrairement aux pièces de théâtre que j’ai faites par le passé, je me retrouve tout seul en train de jouer! En gros, j’essaie de dire aux autres «venez jouer avec moi»! Mais ça fait du bien de se retrouver seul. C’est très intense. Il n’y a pas de repos, c’est un échange d’énergies très fort.
– Quels one-man-shows vous ont marqués dans votre vie?
– Il n’y en a pas tant que ça! Je pense que c’est celui de Coluche, en 1979 aux Vernets à Genève. Et aussi Guy Bedos, avec certains sketches un peu moins politiques.
– Votre spectacle est-il très ancré «Suisse»?
– Non, pas tellement! Il y a des références, c’est sûr. Mais un sketch est un point d’ancrage en particulier pour tous les Suisses: celui sur le cirque Knie. Je ne parle pas du cirque, je parle du cirque Knie, c’est très différent! Les gens adorent.
– Vous avez beaucoup travaillé sur Paris, ce spectacle est-il donc vraiment exportable?
– Oui! Mais je sais d’où je viens, et je ne veux pas faire le pseudo-Parisien en tournée. Beaucoup de Suisses, une fois qu’ils sont allés à Paris, oublient qu’ils sont suisses. Mon spectacle est fait par un Suisse, mais à l’usage du monde!
– Quel souvenir retenez-vous de votre passage au Théâtre du Pré-aux-Moines en juin dernier?
– Très beau! C’était la première fois que je jouais ailleurs qu’à Genève, et il y avait une ambiance très festive. Et suite à ce spectacle, on m’a proposé de jouer à Beausobre.
– Vous êtes connu pour votre série «Les Gros Cons», qui passait sur Canal + dans les années 90. Quelle place cette expérience prend-elle dans votre carrière?
– «Les Gros Cons», c’est vraiment à part. Pour certains ça reste le top du top! Ça me fait sourire, on est toujours un peu inconscient quand on fait ce genre de choses. Cela prend encore beaucoup de place, les jeunes connaissent bien. Les gens plus âgés me connaissent davantage pour les sitcoms. J’aimerais pouvoir lier tout le monde. Là, avec mon one-man-show, c’est moi.
– Il paraît que vous vous déhanchez à merveille dans votre show… c’est vrai?
– (Silence) Oui, je fais de petites danses, mais bon, c’est pas Mick Jagger! Ça vaut la peine de se casser la nénette à écrire des textes, si c’est d’un déhanché qu’on se souvient! (Rire)










