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«J’ai vraiment peu de temps pour penser aux vacances!»

Jean-François Reymond


Le député et vétérinaire de Bière ne peut vraiment «décrocher» que pendant la pause estivale du Grand Conseil! Destination la Suède ou le chalet valaisan où il se ressource.

- Etes-vous voyageur ou plutôt sédentaire?

Je ne suis pas un grand voyageur, faute de temps. Les seuls voyages que je fais sont toujours les mêmes… La Suède, dans la famille de ma femme, et notre chalet au Val d’Anniviers. Nous avons aussi un rituel familial, nos quatre enfants et nous. Chaque année, nous nous consacrons à un week-end prolongé dans une ville. Pour cette année, le conseil de famille n’a pas encore pu se décider au sujet de la destination.

- De par vos activités, êtes-vous scientifique plutôt que politique?

C’est une bonne question. Et l’actualité vaudoise va m’apporter bientôt une réponse: l’affaire du chien Baaxter qui a blessé un bébé à Préverenges. Jacqueline de Quattro veut la peau de cet animal alors que mes collègues vétérinaires réclament son amnistie. Le côté éthique voudrait bien entendu qu’on lui laisse sa chance. Mais, dans ce cas, je pense que c’est le politique qui l’emportera.

- L’été, ça vous évoque quoi?

Pour moi, c’est une période qui favorise la réflexion. On est moins stressé et on se sent plus léger. J’essaie de «fourbir mes armes» pour la rentrée du Grand Conseil! Dans cette optique, je me consacre aussi au rituel des discours du Premier Août. J’en ai agendé plusieurs dans différentes communes, et ça me permet de faire passer certains messages qu’on ne pourrait pas évoquer en d’autres circonstances. Je dois dire que j’affectionne particulièrement ce genre d’exercice!

- Etes-vous actif ou plutôt chaise longue?

Actif! Je déteste rester sans rien faire, sauf si je suis en lecture d’un bon bouquin. Alors je m’oriente plutôt sur le jardin, tant à Bière qu’au chalet. Il y a toujours quelque chose à faire! Ici, pour mes 50 ans, j’ai planté un châtaignier que je bichonne. Mais je manie aussi volontiers la faux, le râteau, la pelle, et même la hache et la scie pour façonner mon bois de chauffage. Tout cela avant d’inviter des amis au chalet pour de mémorables raclettes.

- En été, le soleil rayonne… Et vous?

Mon «rayonnement» estival, je le vois dans mon investissement culturel au Valais. Notre chalet nous appartient depuis trois générations et j’ai forcément des relations de longue date. Je suis un passionné des peintres suisses et je préside l’Association Edmond Bille AEB. Edmond Bille, c’était le père de Corinna Bille, écrivain et épouse de Maurice Chappaz, et de René-Pierre Bille, cinéaste animalier. Je m’installe volontiers dans différentes cultures. Au Valais, je lis des œuvres valaisannes tandis qu’à Bière, je vais chez Cabédita! Il en est de même avec les vins vaudois et valaisans. Dans mes caves, il n’y a que des vins suisses!

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