Région
commander la photo

L’agglomération se dessine dès demain

Fabrice Tedeschi


Le coup d'envoi de la deuxième génération du fameux projet d’agglomération Lausanne-Morges sera donné mardi soir à Beausobre.

 

Le PALM, nom barbare qui signifie Projet d’agglomération Lausanne-Morges (voir encadré), entre bientôt dans sa deuxième phase, le «PALM 2e génération».

Bien que cela soit un des projets majeurs pour le développement de la région, trop peu de monde encore connaît son importance, la faute à une communication qui doit encore s’améliorer. Alors que les autorités des communes concernées sont attendues mardi soir pour prendre connaissance des grands axes, le président de Région Morges et municipal de Préverenges, Christian Masserey, lève un coin du voile.

S’il fallait résumer, on pourrait dire que le projet d’agglomération cherche à organiser l’urbanisation du territoire, au lieu du développement désorganisé, mené par les communes seules, afin de réaliser un développement urbanistique responsable et performant pour une région qui abrite environ 50% de la population et 60% des emplois du canton et qui projette une forte hausse de population pour le futur à venir. «Le but du PALM est de fédérer, de s’organiser et d’échanger. Pour arriver à des communes qui travaillent toutes ensembles», comme le décrit Christian Masserey. «Il s’agit d’une façon de voir la région dans les trente prochaines années. Sur le comment intégrer au mieux la croissance démographique attendue et garantir la qualité de vie.»

 

Débat participatif

Il s’agit donc d’une «planification participative» entre communes, dans une volonté de vision globale. Un projet qui va ainsi bien plus loin que les seuls aspects financiers promis par la Confédération. Au niveau régional, cela représente en effet 5 schémas directeurs, 27 municipalités, dont 10 pour la couronne morgienne: «C’est compliqué, mais ça fonctionne!»

 

Trois étapes

Les projets d’agglomération sont divisés en trois générations. Alors que la première est encore en cours, il est déjà l’heure de s’occuper de la 2e phase, car les dossiers de subvention doivent être déposés à la Confédération pour le mois de juin de cette année déjà! Que contiendront ces dossiers? Principalement des demandes de réaffectation de listes.

En effet, comme l’explique Christian Masserey, les projets d’agglomération sont divisés en trois listes, A, B et C, selon la maturité ou encore le rapport coût/utilité. La liste A – qui comporte les projets les plus aboutis en vue d’une mise en chantier – constituait cette première génération. Pour la seconde, il s’agit maintenant de «déposer les projets pour passer de la liste B à la liste A», pour des idées qui ont mûri et qui peuvent espérer une concrétisation prochainement.

 

Processus long

«Je ne vais pas pouvoir vous révéler un scoop», se désole le responsable. En effet, aucun projet majeur n’est porté par la réunion des dix communes pour la région morgienne – au contraire par exemple de la région lausannoise avec le M3. Reste sur la table alors principalement la poursuite de la requalification de la route cantonale (RC1), intégrée à la première génération du PALM, en étendant son chantier jusqu’à Saint-Prex et dont le point épineux est de figurer hors du périmètre compact du PALM.

Le projet d’agglomération entre Morges et Lausanne est un processus long et compliqué, mais nécessaire. On se réjouit de l’avancée réussie jusqu’ici et qui permettra dans un futur proche de construire une nouvelle identité – transcommunale – d’agglomération.

 

Dernière galerie

articles récents

articles les plus lus

Tous les articles les plus lus

Evenement