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La rue Louis de Savoie à Morges
Journal de Morges
Un nom, une rue
La rue Louis-de-Savoie s’étend du Château à l’église protestante, extrémité orientale de la rue. Appelée «Petite Rue» jusqu’au 18e siècle puis «charrière de l’Hôpital» ou plus récemment encore «Rue du Lac», elle fut baptisée en 1956 «rue Louis-de-Savoie» en l’honneur de celui qui créa le château de Morges en 1286, puis quelques années plus tard, la ville. Baron de Vaud, Louis de Savoie choisit cette contrée alors quasi déserte, afin d’avoir un point d’appui en cas d’attaques ennemies: il avait pour mission de contenir les idées d’expansion de l’évêque de Lausanne.
Malin, le Savoyard avait pris soin, malgré l’incurvation de la rue, de placer le donjon du château de telle sorte qu’il pouvait en surveiller presque toute la longueur. L’entrée de la rue du côté du Château est assez étroite car il y avait à l’époque, à la hauteur de la douane, une tour portière. Au Moyen Age, la rue Louis-de-Savoie n’avait pas d’autre issue que le Château ou le port car elle n’était pas prévue pour permettre le transit. On pouvait d’ailleurs y voir jouer des enfants ou des femmes se promener au milieu de la chaussée.
En 1836, au moment du percement de la rue du Château, la rue Louis-de-Savoie perdit son statut de rue sans issue. Au début du 20e siècle, cette rue servait de prolongement des espaces privés afin de fendre du bois ou de faire la causette. On y trouvait des commerces, comme l’Hôtel-Restaurant de la Croix-Blanche, la maison des tanneurs ou encore le magasin «Aux 4 Prix Fixes». Bien plus tard au début des années nonante, le trafic s’intensifia lorsque la rue des Charpentiers devint sens unique et qu’une zone piétonne à la Grand-Rue fut créée. Encore aujourd’hui, malgré le trafic, les promeneurs peuvent admirer la fontaine «du Lion», qui fait figure de plus ancienne fontaine conservée à Morges.










