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La ruelle du Soleil Levant à Aubonne
Floriane Galaud
Un nom, une rue
En passant la «Traboule», passage souterrain, on arrive à la ruelle du Soleil Levant, située parallèlement entre la rue du Général Boinod et la rue Tavernier. Autrefois, elle était appelée rue Punaise en référence aux odeurs pestilentielles qui se dégageaient du bras de l’Armary qui y coulait à ciel ouvert et qui servait d’égout. En effet, le terme «punaise» tire son nom du latin putinasius qui signifie «qui sent mauvais» et est composé entre autres du radical du latin putere «être pourri, sentir très mauvais», et d´un terme issu de nasus, «nez».
A l’époque, l’Armary, affluent de l’Aubonne, était utilisé depuis le haut Moyen Age pour alimenter les moulins établis au fil de l’eau, ainsi que les fontaines publiques. Selon Pascal Lincio, Aubonnois et passionné d’histoire, les dépendances se cachaient autour de la rue Punaise et servaient de charrières et d’égouts publics. Toutefois avant de prendre le nom de Soleil Levant, l’ancienne rue Punaise fut communément appelée ruelle de l’ancien Marché dès les années 1870 jusqu’au début du XXe siècle. On retrouve ensuite, le nom qu’elle porte aujourd’hui dans un préavis relatif à la réfection de la ruelle datant de 1900. Actuellement, le cours d’eau est complètement canalisé dans la ville n’importunant plus les habitants de la ruelle du Soleil Levant.
La ruelle porte ainsi un nom plus glorieux qu’autrefois, faisant référence à la situation géographique de l’endroit. Le soleil se levant à l’est, il illumine la ruelle. L’astre a donc dicté le nom de la place, plus euphonique que rue Punaise. Notons encore que le premier hôtel de ville de la cité aubonnoise, était situé entre la rue Tavernier et la ruelle du Soleil Levant. La façade arrière de l’immeuble, orientée sud ouest, ferme la placette du Soleil Levant, où se trouve l’entrée de l’immeuble qui donne accès aux escaliers assurant ainsi la distribution actuelle de l’immeuble.










