commander la photo
Le rock, cette énergie renouvelable!
Camille Destraz
Encore à l’état de fœtus, le festival Rockanthology va réveiller le bourg de Saint-Prex. Et prouver que l’énergie rock peut être très verte. Explications de l’organisateur.
Retracer l’histoire du rock en une journée. Rien que ça! Rockanthology festival vivra en effet ses premières heures le 7 mai prochain à la salle du Vieux Moulin, porté par l’énergie de huit groupes de rock suisses et internationaux (lire encadré).
En mettant sur pied son festival, le musicien et organisateur d’événement Hedi B. Amor a créé une identité forte avant même que les premières notes de guitare ne résonnent au cœur de Saint-Prex. «J’ai créé l’association Musicanthology l’année dernière, avec Valérie Châtelain», raconte ce rocker né, également batteur, ancien galeriste et gérant d’un studio d’enregistrement à Préverenges. «On s’est lancés dans l’aventure, et tout est allé très vite. L’idée est de retracer la musique des années 50 jusqu’à aujourd’hui, et d’utiliser la musique pour véhiculer un message.»
100% solaire
Les organisateurs ont donc eu l’audace de lier l’image tenace du rocker cradingue-vieux-t-shirt-troué-buveur-de-bière-exploseur-de-tympans avec le thème du développement durable, petites fleurs et papillons. Ce qui donnera le premier festival 100% vert, fonctionnant à plein tube grâce aux 100’000 kWh d’énergie photovoltaïque fournis par l’entreprise partenaire Solstis. Une association d’idées qui «coule de source», selon Hedi B. Amor. «Dans l’histoire du rock, il y a des musiciens qui sont sur scène depuis 40 ans. Et d’autres suivent. Le rock est une énergie renouvelable!» En insistant sur le thème de l’environnement, les organisateurs sont bien conscients qu’ils ne vont «pas changer le monde. Mais le fait d’en parler est important. Au moins, nous véhiculons une idée noble.»
Pas à court d’idées, et encore moins à court d’énergie, les fondateurs de Rockanthology ont d’ailleurs lancé un concours photo sur le thème du «rock au naturel», dont le résultat sera dévoilé ces prochains jours.
L’odeur de la sueur
Cette édition, les organisateurs l’ont voulue «intimiste et accessible». De quoi pouvoir palper les musiciens et «sentir la sueur»! La salle du Vieux-Moulin de Saint-Prex qui, il faut l’avouer, n’a rien d’un site très rock’n’roll, accueillera donc 850 spectateurs (chevelus?) dès 14h. Deux scènes sont prévues, une «unplugged», et la «grande scène». Les concerts auront lieu en alternance. «Les gens de 16 ans comme ceux de 60 ans y trouveront leur compte. Nous voulons que le public profite un maximum.»
Côté nourriture, Rockanthology ne sera pas une foire à saucisses. Les spectateurs trouveront notamment un traiteur cuisine française, et de la bière «provenant d’une brasserie privée suisse tenue par trois jeunes».
Hedi B. Amor n’a pas encore entendu les premiers accords de cette édition prometteuse. Mais il voit déjà loin, très loin! «Pour la suite, on vise trois jours de festival.» Et puisque l’association Musicanthology porte parfaitement bien son nom, elle ne va pas s’arrêter au rock. L’idée étant de créer dans un avenir très proche d’autres festivals qui revisiteront des genres musicaux bien précis. Bluesanthology, Jazzanthology, Worldanthology, etc. «Tout, sauf la musique électronique», précise l’organisateur. «Quand les DJ deviennent des stars, c’est que quelque chose ne va pas dans la musique. La seule chose vraie, c’est le live!»










