commander la photo
Légitimus se dévoile à Morges
Virginie Gerhard
Il est connu et reconnu! Pascal Légitimus, l’inoubliable membre des Inconnus, revient sur scène avec un one-man show. Il sera mardi à Beausobre.
C’est une grande première pour Pascal Légitimus! Mardi 4 octobre, sur la scène du Théâtre de Beausobre, l’homme sera en effet pour la première fois entièrement seul sur scène pour présenter son spectacle le Alone man show. L’artiste mi-arménien, mi-antillais, y abordera avec humour le thème du métissage.
– Comment est né le projet?
– Vivre entre deux cultures aussi différentes, mi-caucasien, mi-cocotier, a souvent donné lieu à des situations cocasses, j’en ai toujours été conscient. Le spectacle était donc en gestation depuis longtemps. J’ai pris des notes pendant des années mais je n’avais jamais assez de temps… Jusqu’à aujourd’hui!
– Vous aviez déjà écrit pour le théâtre. Comment s’est passé l’écriture cette fois-ci?
– C’était différent, plus complexe car je parle de moi dans ce spectacle et cela s’accompagne d’une sorte de pudeur. Il est plus facile d’écrire sur les autres; cette fois les gens vont rire de moi! Le public pense qu’il me connaît mais ce n’est pas le cas, je me dévoile un peu plus dans cet exercice.
– Appréhendez-vous d’être seul sur scène pour la première fois?
– Non. C’est une nouvelle expérience, mais je suis conscient de ma notoriété. Le public vient me voir parce qu’il m’apprécie. Je ressens cet attachement et c’est pour ça que je travaille beaucoup, pour offrir de la nouveauté à ceux qui me suivent depuis des années.
– Que verront les spectateurs mardi à Beausobre?
– Je ne peux pas tout dévoiler mais c’est un spectacle unique. D’ailleurs, le thème du métissage n’a jamais été traité dans un spectacle avant celui-ci. J’aime surprendre, c’est un vrai challenge. Ce que je peux dire, c’est qu’il y a une vraie scénographie: le spectateur retrouvera l’ambiance des Antilles et de l’Arménie. J’interprète une vingtaine de personnages, mais il y aura aussi de la musique et de la vidéo. Mais le show n’est pas figé.
– Pas figé?
– Je prends la température chaque soir. Faire rire quelqu’un est très dur, il y a peut-être des blagues qui ne vont pas fonctionner alors j’affine chacun de mes passages sur scène.
– Et d’après les premiers échos, la température est-elle bonne?
– Excellente! Certains m’ont expliqué qu’ils n’arrivaient pas à décrire le spectacle tellement il est unique. D’autres m’ont dit les avoir fait mourir de rire et un autre et venu en pleurs vers moi car mon expérience du métissage l’avait ému aux larmes.
– C’est un spectacle émotionnel?
– Cela reste de l’humour, mais oui, certains passages sont plus sensibles. C’est mon but je veux toucher les gens, les massacrer, leur faire ressentir pleins d’émotions différentes. Ils vont découvrir beaucoup de choses qu’ils ignoraient. Le fait que je sois à moitié Arménien par exemple. Je l’avais annoncé sur un plateau de télévision en 1991 mais c’est passé plutôt inaperçu parce que cela ne se voit pas.
– Vous avez annoncé le retour des Inconnus sur une chaîne de radio française. Pouvez-vous en dire plus?
– Non, je ne peux pas!
– C’est top secret?
– Non, mais il est difficile de parler de quelque chose qui n’existe pas encore. Pour l’instant, nous n’avons rien fait ou très peu. Il n’y a pas encore eu l’échographie du bébé, on ne sait pas si c’est une fille ou un garçon. Vous comprenez, il faut prendre son temps pour ce genre de projet. On veut en être fier et éviter que les gens se disent: «C’était mieux avant.»
– Vous êtes attendus au tournant…
– Pas vraiment parce que l’on sait que les gens nous aiment beaucoup. Mais du coup, on est obligé de refaire quelque chose, et quelque chose de bien. On y est o-b-l-i-g-é, sinon ça va vraiment barder!










