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Les petits partis partent très unis
Virginie Gerhard
Si les socialistes sont assez grands pour partir seuls, une liste unique réunit les formations nouvelles.
Il est semble-t-il plus aisé de fonder un nouveau parti ou une section régionale que de trouver d’emblée 16 candidats capables de représenter le district. Ce n’est évidemment pas le cas des socialistes, lesquels ont déposé leur liste lundi, avec l’ambition «de gagner un siège supplémentaire avec une liste menée par Nuria Gorrite. » Le parti à la rose part en effet avec de belles cartes dans son jeu, d’autant que la syndique de Morges servira à la fois de locomotive mais plus encore de «siège bonus», en cas d’élection au Conseil d’Etat. «Cette liste se veut représentative de l’ensemble du district. D’Aubonne à Cossonay, de Morges à Montricher ou d’Eclépens à Préverenges, nos candidats d’horizons professionnels divers et d’expériences politiques multiples reflètent bien un district complexe partagé entre les problématiques de ville et de campagne», estiment Bastien Monney, co-président du parti morgien et François Gatabin, président du parti au niveau du district.
A noter que si Nuria Gorrite, Catherine Aellen et Eric Züger se relancent du côté des sortants, le député d’Aubonne Jean Guignard cède en revanche sa place alors que Nicole Jufer (Préverenges) tente un retour après avoir quitté le Palais de Rumine en 2010. Les municipaux Jean-François Meylan (La Sarraz) et Valérie Induni (Cossonay) complètent la liste.

La conseillère nationale Isabelle Chevalley.
L’union pour la force
Comme à tous les échelons politiques, la nouveauté de l’année est constituée par l’émergence des «petits» partis désormais constitués en sections dans le district. Ceux-ci ne sont cependant pas parvenus à former des listes indépendantes, en misant sur l’union des forces sous une liste commune. Ainsi, le PDC (3 candidats), les Verts libéraux (10) et le PBD (3) feront front commun pour «présenter à la population une réelle alternative à la gauche et à la droite», expliquent les trois présidents de section. Sur cette liste hybride, c’est la conseillère nationale et actuelle députée Isabelle Chevalley qui possède le plus de chances de conserver son fauteuil. «Notre objectif est de décrocher deux sièges et d’utiliser ce temps de rencontre avec la population pour partager nos idées et nos solutions quant aux différentes problématiques que connaissent notre région et notre canton», ambitionnent les trois partis.










