Les Peutch entre vieux potes
Camille Destraz
Les trois comiques fêtent leurs 15 ans à Beausobre. Au menu: une brochette de copains à qui ils donnent carte blanche. Ils évoquent pour nous ces liens d’amitié.
«Pour nos 10 ans, nous étions allés manger gastro», rigole Carlos Henriquez, l’un des trois Peutch. Cinq ans ont passé depuis la bonne petite bouffe entre potes. Et cette fois-ci, pas question de fêter leur 15 ans d’existence en catimini. Le trio – formé par Carlos Henriquez, Noël Antonini et Christophe Bugnon – a sorti le grand jeu pour son public, avec une soirée carte blanche au Théâtre de Beausobre le 18 février. Non contents de passer en revue leurs sketches les plus marquants depuis la création de leur groupe, ils ont également invité leurs amis comiques, «ceux qui ont marqué» leur histoire, pour un show de deux heures. Pour le Journal de Morges, Carlos Henriquez décrit ces liens tissés entre les Peutch et leurs amis, de Benjamin Cuche à Yann Lambiel, tout au long de l’histoire du trio.
Cuche et Barbezat
«Cuche est l’un de mes premiers profs d’improvisation théâtrale. Il faut savoir que les Peutch sont nés d’une frustration de ne jouer que trois fois par an lors de matches d’impros. Nous, on était dispo, on avait envie de jouer! Cuche nous a fait bosser, et nous a encouragés à lâcher nos boulots et devenir pros. Et Barbezat, c’est quasi notre quatrième Peutch! Il a fait la mise en scène de notre deuxième spectacle des vieux. On a une grande relation de confiance.»
Thierry Romanens
«On l’a rencontré une fois à la sortie d’un de ses spectacles. On lui avait parlé de notre idée des Peutch. Il nous a fait parler de nos projets pendant une heure! Puis on a assez vite fait partie de la troupe du Caméléon ensemble. Il a toujours émis des critiques constructives. Du coup, on l’avait choisi pour mettre en scène notre spectacle du Home des Endives.»
Marie-Thérèse Porchet
«Notre rencontre est liée à celle de Pierre Naftule, qui était venu nous briefer lors de la revue de Cuche et Barbezat. On avait un classeur de gags. Ce mec était assis en tripotant ses sourcils, on lui a lu des blagues pendant deux heures. Il disait «Ouais… non… ouais… non». On était vexés!
Mais il nous a dit un truc qu’on a toujours retenu: «La force d’un spectacle, c’est ce que tu ne mets pas dedans.» Par la suite, on s’est souvent retrouvés avec Naftule et Joseph Gorgoni (alias Marie-Thérèse Porchet, ndlr).»
Thierry Meury
«Quand on a rencontré Meury, c’était lors du tournage de l’émission «les pêches miraculeuses», sur la TSR. Il nous impressionnait par la précision de ses vannes! Puis on a bossé ensemble pour la revue de Cuche et Barbezat. Il faisait toujours mille trucs à la fois!»
Petits chanteurs à la gueule de bois
«Noël Antonini avait mis en scène le spectacle de ce groupe qui vient du Locle. Dans l’esprit, ils me font un peu penser au groupe Nonnes Troppo! C’est musical, rythmé et rigolo.»
Yann Lambiel
«On l’a connu à un concours, à Morges-sous-Rire, en 1997. Il y avait un concours d’humour, et nous, on s’était retrouvé avec un jeune imitateur coincé à lunettes, qui était dans le répertoire français… En finale on était opposé à lui, et il avait gagné!
Par la suite, au moment où La Soupe a été créée, il a commencé à imiter des voix de personnalités suisses. On a un peu assisté à son envol!»










