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Recrosio se raconte en chanson

Virginie Gerhard


Habitué des one-man-show où il distillait son humour grivois, Frédéric Recrosio change de registre et revient sur scène en musique. Il sera à Cossonay la semaine prochaine.

Il étonne et aime ça! Frédéric Recrosio signe son grand retour avec un étonnant livre-album «On bouge encore». Un ouvrage truffé d’anecdotes et de photos personnelles, dans lequel se cache son premier CD. Treize chansons en langue française qui abordent tour à tour des sujets tels que le manque, le temps qui passe et bien sûr - son sujet de prédilection - les filles! Des textes que le public aura également l’opportunité de découvrir sur scène au Théâtre du Pré-aux-Moines dès mardi. Rencontre.

– Pourquoi vous lancer dans la musique?

– Cela fait sept ans qu’avec mon ami et pianiste Alain Roche nous pensions faire un album. Nous avions déjà créé des chansons pour mes précédents spectacles et au vu des réactions positives, nous nous sommes lancés!

– Est-ce aussi pour prouver que vous n’êtes pas qu’un «rigolo»?

– Je n’ai rien à prouver ni aux autres ni à moi-même. Mais effectivement, je pense qu’il y a aussi la volonté de montrer que je peux faire autre chose que le pitre sur scène. J’avais envie de changer de registre, après trois spectacles vous devenez un peu un soldat. Pour cette aventure nous serons sept en tournée sur les routes. J’aime cette émotion collective.

– Le concept du livre-album est plutôt original…

– C’est une volonté. J’avais envie de m’amuser et puis tout le monde sait qu’aujourd’hui on ne vend plus de disques. Là, pour 35 fr., vous avez un livre et un album.

– Vos chansons abordent beaucoup vos rapports avec les femmes. N’est-ce pas du déjà vu?

– Il n’y a pas que des chansons sur les filles, mais oui effectivement, c’est un thème qui me touche. Lorsque vous demandez aux gens ce qui les rend heureux, ils vous répondent l’amour.

– Parlons de la tournée, que verront les gens sur scène. Un spectacle ou un concert?

– Il s’agit d’un concert, nous sommes quatre sur scène: ma voix, un piano, une batterie et des percussions. Le show sera très visuel avec un jeu de lumière mais restera très sobre. On ne peut pas tricher avec la musique, je ne veux pas me cacher derrière des chorégraphies ou des effets spéciaux.

– Votre public habituel ne risque-t-il pas d’être désarçonné?

– Non je ne crois pas. Les gens vont me voir moi Frédéric, tel que j’étais déjà avant. Et puis je parle entre deux chansons, il y aura deux trois blagues, beaucoup d’improvisations aussi.

– N’avez-vous pas peur de l’échec?

– Cela ne sera de toute façon pas un échec. Tous ceux qui ont travaillé sur ce projet l’aiment. Du moment où l’on est heureux du résultat, on ne s’est pas planté.

– Mais vous le faites aussi pour votre public, non?

– Le livre-album fonctionne déjà bien et je ne me fais aucuns soucis. On aurait pu être dans la séduction, mais je préfère rester tel que je suis, c’est-à-dire non formaté.

– Avez-vous d’autres projets en route?

– Nous tournerons l’année prochaine en France. Sinon en ce moment, je tourne une série pour la TSR et j’écris également le scénario d’un film.

– Alors vous testez votre album sur les Suisses pour ensuite partir en France?

– Non pas du tout, c’était important pour moi de commencer dans mon pays. Vous savez, ce n’est pas choisir la facilité car je trouve que c’est beaucoup plus facile de jouer en France, les gens ont moins d’attentes.

– Un album, une tournée, une série, un film… votre vie est bien remplie, vous devez être heureux?

– Je ne suis pas de ceux qui pensent que le travail vous rend complément heureux. Le bonheur c’est aussi ce qu’il y a à l’extérieur, votre vie privée. Pour être franc, je n’aime pas travailler, par contre je prends beaucoup de plaisir lorsque c’est fini (rires).

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