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Rentrée mouvementée à Beausobre


L’établissement accueille pour la première année des élèves des trois filières scolaires (VSO, VSB, VSG). Interview de Béatrice Engeli, directrice très occupée, mais guère préoccupée.

Morges

– Mme Engeli, comment se déroule cette rentrée scolaire?

– Elle est très chargée! Cette année, nous accueillons pour la première fois 825 élèves des trois filières (VSO, VSB et VSG), afin de nous mettre en conformité avec la loi scolaire de 2003, et pour équilibrer les effectifs des trois établissements morgiens. En revanche, nous perdons ceux du cycle de transition. Au final, nous gagnons 50 élèves et une dizaine de professeurs.

– Quelles en sont les conséquences?

– C’est d’abord un enrichissement pour ces élèves et les professeurs. Cela implique aussi une réorganisation de la gestion administrative de l’établissement. Nous avons par exemple dû introduire de nouveaux cours à options (informatiques, photographie, travaux manuels, etc.) mais également coordonner certains projets qui étaient jusque-là menés séparément dans les différents établissements morgiens. Nous réintroduisons également les voyages d’études.

– Les voyages d’études?

– Oui. Les élèves en provenance de Hautepierre en faisaient encore, alors que nous les avions pour notre part supprimés il y a cinq ans. Afin d’harmoniser les pratiques en la matière, nous avons décidé de les réintroduire. Mais provisoirement! Le conseil des professeurs devra se prononcer sur cette question dans un an. Et ces voyages se feront uniquement dans des pays limitrophes…

– La presse a relaté des cas de violence sur professeurs à Lausanne. Qu’en est-il à Morges?

– Nous ne sommes pas un îlot de sécurité, miraculeusement épargné. Mais nous n’avons pas recensé de cas de violence sur professeurs, et entre élèves, cela reste très rare. Mais je m’interroge: y a-t-il vraiment plus de cas de violence à l’école, ou sont-ils simplement davantage médiatisés?

– Que faites-vous pour éviter pareils problèmes?

– Nous rappelons aux élèves un certain nombre de valeurs, comme l’amabilité. Nous avons également édicté un règlement strict: pas de casquette et de natel dans l’établissement, et une tenue correcte est aussi exigée. C’est important de se respecter les uns les autres: l’école, c’est un peu comme une grande famille.

– Est-ce toujours plus difficile d’enseigner?

– Les professeurs font parfois état d’une difficulté grandissante, avec l’arrivée d’élèves ne parlant pas bien le français. Mais pour avoir longtemps enseigné, il faut rappeler que la profession a toujours été difficile. Les difficultés changent de nature parce que les élèves évoluent. Mais cette évolution n’est pas toujours négative et correspond à celle de notre siècle.

– On parle beaucoup aussi de pénuries de professeurs…

– Il devient en effet de plus en plus difficile de trouver des remplaçants, suffisamment formés, en particulier pour des branches comme les maths et l’allemand. Et des professeurs absents, croyez-moi, nous en avons tous les jours, entre le service militaire et civil, les congés maternité ou les maladies! Mais pour moi, c’est un droit pour chaque élève d’être à l’école, même en l’absence d’un professeur.

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