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Stéphane Guillon face à son public
Virginie Gerhard et Aude Haenni
À l’issue de son show joué mercredi soir à Morges-sous-Rire, l’humoriste est passé sous l’œil expert et aiguisé des spectateurs. Inversion des rôles.
Habitué à l’art de la critique, véritable maître de la satire, les bons jeux de mots, attaques et autre piques n’ont plus de secrets pour Stéphane Guillon. Le personnage qui tape volontiers sur les politiciens français plaît ou agace mais ne laisse en aucun cas indifférent.
Les réactions du public à la sortie de son spectacle «Liberté surveillée» sont contrastées, bien que l’humoriste possède son lot d’amateurs, à l’image de Didier et Viviane, fidèles spectateurs: «Nous avons beaucoup aimé et l’avions déjà vu au Montreux Comedy Festival», explique Didier. «Il est caustique et règle ses comptes avec la politique française mais tout cela est mis en lumière et accessible à tous», continue Viviane. Accessible? Un avis non partagé par Benjamin, un jeune spectateur: «C’était un bon spectacle, plutôt drôle. Par contre je ne connais rien à l’actualité française et cela m’a posé des problèmes de compréhension», dit-il.
En effet, le spectacle essentiellement tourné autour de l’actualité peut désarçonner mais plaire également: «C’était une bonne leçon de politique et s’il repasse à Morges on reviendra», explique Thierry, entouré de ses amis. Ceux-ci, outre l’aspect politisé du spectacle, ont aussi su apprécier le jeu d’acteur de l’humoriste: «Nous avons été étonnés de voir qu’il jouait et imitait aussi dans son spectacle. On pensait qu’il serait assis à une table. On va dire que l’on a été déçu en bien», explique Isabelle l’une des membres du groupe.
Tous ne sont pourtant pas aussi dithyrambiques, à l’image de «Mayu» pourtant adepte des papiers radios et télévisés de l’acteur: «Une chronique courte est selon moi plus forte. Cela perd de son intérêt en spectacle. Le propos est dilué dans 1 h 30 de show, ça en devient un peu redondant. C’est dommage parce que je n’ai pas beaucoup ri, et pourtant j’adore ça!» A bon entendeur…










