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Voir grand pour sauver le château
Jean-François Reymond
Une étude de développement de l’offre touristique et culturelle du Château est en cours depuis l’an passé. Le Conseil communal y est associé parune commission adhoc.
En fin d’année, le Conseil communal a pris connaissance de l’avancement d’une étude de développement de l’offre culturelle et touristique du Château et du Musée de cheval. C’est le Bureau Thematis, un des seuls spécialisés en ingénierie culturelle et muséologie de Suisse qui a entrepris ce travail durant le premier semestre 2011. Une étude d’un coût de 40 000 fr, pris en charge par l’ARCAM à raison de 80% et le reste financé par la commune de La Sarraz.
«Aux grands maux, les grands remèdes». C’est cet adage bien connu qu’entend appliquer le bureau d’études pour sortir le Château et le Musée de leur léthargie actuelle. «L’outil est bon, le thème du Musée est très porteur. Il s’agit de rendre le site plus vivant et attractif en mettant en valeur ce qui est encore inexploité aujourd’hui, le vaste parc attenant d’une superficie de 5 hectares, situé en contrebas», déclarent deux des auteurs de cette étude, Michel Sartori, directeur du Musée cantonal de zoologie de Lausanne, et Béatrice Béguin, adjointe au Service de la culture lausannois.
Projet ambitieux
Selon eux, il convient de voir grand et ne pas craindre d’investir une dizaine de millions de francs dans ce projet d’avenir.
Les instigateurs ont relevé plusieurs faiblesses. Pour le château, une offre culturelle floue et vieillotte qui ne correspond plus aux attentes du public. Pour le Musée, une expo permanente trop statique, une communication trop faible. Conséquences directes: diminution de la fréquentation, indicateurs en baisse, chute des revenus financiers. Plus assez de moyens pour assumer le courant, malgré l’abondant travail des associations bénévoles en place.
A l’opposé, le projet de développement se montre très ambitieux. «Faire du Château de La Sarraz le deuxième château le plus visité de Suisse romande, après Chillon!» Pour y parvenir, une nouvelle appellation «Domaine du Château de La Sarraz», faisant référence au parc qui serait réaménagé à l’anglaise avec collections de fleurs ou d’autres plantes, habités par des paons et d’autres animaux de races anciennes. Un étang, un verger, la pisciculture devenue visitable et un parc à chevaux compléteraient l’aménagement.
La cour du château, quant à elle, reprendrait vie grâce à une circulation de calèches ou d’attelages divers qui feraient aussi le tour du domaine.
Le Musée serait aussi renouvelé sous un aspect non pas historique mais didactique, conçu pour les jeunes et les écoles: comment soigner un cheval, le faire obéir, à quoi l’atteler? Le tout avec des ateliers et un simulateur de monte.
Visiteurs en hausse
Ce projet se base sur une étude de marché portant sur une dizaine de châteaux comparables en France et en Suisse qui tient compte aussi de la potentialité du public. Ainsi réaménagé, il ressort que la fréquentation pourrait s’établir entre 80 et 100 000 visiteurs par an.










