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Zep en hélico!
Camille Destraz
Les petits – et grands! - morgiens auront été parmi les premiers à visionner le long-métrage de Titeuf, «Tous en slip». L’auteur, Zep, a atterri à Morges pour l’occasion.
Pendant qu’un public surexcité se presse à l’entrée de l’Odéon et se procure des lunettes 3D pour assister à l’avant-première du film de Titeuf, l’auteur Zep survole Morges. Littéralement, puisque le dessinateur genevois, très sollicité en cette période de promotion, arrive en hélicoptère sur les terrains de foot du parc des Sports. Un atterrissage digne des plus grandes stars du rock, les filles hystériques en moins.
Car le vrai héros du jour, c’est bien sûr son gosse à mèche blonde qui s’apprête à provoquer une déferlante dans les cinémas avec le long-métrage «Tous en slip!» Et les Morgiens auront été parmi les premières centaines de spectateurs à y assister, avec, en bonus, une mini-présentation de Zep. «J’avais prévu de venir en slip, mais il faisait trop froid!» lâche ce grand gamin de 43 ans sur la scène de l’Odéon. «J’ai mis deux ans à réaliser ce film, avec une équipe de plus de 700 personnes. J’aurais bien aimé connaître vos réactions en le voyant, mais je ne peux pas rester. Alors des espions me le diront!» La salle s’obscurcit, et on attrape l’auteur, juste après des dédicaces express dans le hall du cinéma historique de Morges.
– Aujourd’hui, vous avez présenté votre film à Aigle, Neuchâtel, Fribourg et Morges. Pourquoi ce choix?
– C’est le distributeur qui choisit. Je ne savais pas comment ça se passait, mais c’est plutôt sympa de traverser la Suisse romande en hélico!
– Donc aucun lien personnel particulier?
– Non, mais Morges est la seule ville dont je connaissais déjà le cinéma. J’ai un très bon copain, Valott, qui a grandi ici. J’ai fait mes premières dédicaces avec lui à Morges, à la Coop des Charpentiers!
– N’est-ce pas frustrant de ne pas pouvoir assister aux premières réactions des vrais fans de Titeuf?
– Si, c’est frustrant de dire bonjour et de partir. En France, c’est le contraire, je fais les sorties de salles. Aujourd’hui, c’était le premier jour de diffusion en Suisse.
– A quand remontent les premières envies de réaliser un long-métrage?
– Mais je n’ai jamais eu envie (Rire). On en a parlé la première fois en 2002 avec les producteurs. Tous les deux ans, ça revenait sur le tapis. Tout à coup, le projet est devenu viable, il y avait les sous pour le réaliser.
– Entre vos premières ébauches de synopsis et le résultat, comment le projet a-t-il évolué?
– C’est assez proche. J’ai relu mon story-board récemment, et c’est pratiquement le même film. Entre-temps, on avait ajouté des passages, coupé d’autres, et au bout du compte on en est revenu à l’histoire initiale. Il y a souvent une manière instinctive d’aborder les choses, qui est généralement la bonne.
– Avez-vous eu des déceptions sur des passages que vous auriez voulu réaliser sans pouvoir le faire?
– J’ai un regret. On a prévu de faire un clip de la chanson «Les filles, à quoi ça sert?» avec Titeuf qui chante avec les quatre interprètes (Souchon, Cabrel, Bénabar et Goldman, ndlr.). Et c’est passé à la trappe, on n’a pas eu le temps.
– Le thème central – la séparation des parents de Titeuf - est assez dur non?
– Pour moi, le thème central est plutôt celui de Titeuf qui n’est pas invité à l’anniversaire de Nadia. Après, je voulais faire vivre une histoire aux parents. Et pour finir, c’est une histoire assez banale, de crise de couple. Ce qui m’intéresse le plus, c’est la manière dont Titeuf voit ça, et la manière dont il use du truc…
– A quelle tranche d’âge est destiné votre film?
– Une chose est sûre: rien n’est traumatisant dans ce film. Après, l’écriture regroupe plein d’éléments. Certains passages vont toucher les petits, les adultes, il y a suffisamment de gags visuels pour que les petits s’amusent. Mais j’ai été surpris de voir que la limite ait été fixée à 7 ans, conseillé dès 10 ans. Pour moi, 10 ans c’est quand il y a des passages susceptibles de choquer les enfants. Et je ne vois pas ce qui pourrait les choquer dans Titeuf!










