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«Forward doit jouer en 1re ligue»
Journal de Morges
Interview du nouvel entraineur du Forward Morges, Christophe Ohrel.
Morges
– Avez-vous hésité à accepter l’offre du Forward ?
– Dans mon esprit, j’étais parti pour faire un break de 6 mois à un an. Mais j’ai demandé au président comment il envisageait le futur du club et il y a visiblement quelque chose d’intéressant à faire ici à moyen voire à long terme.
– C’est-à-dire ?
– Avec son bassin de joueurs, son mouvement junior et ses infrastructures, Forward a un gros potentiel. Selon moi, il doit être le club numéro 1 de la région, et à moyen terme, sa place devrait être en 1re ligue. Un objectif à atteindre toutefois sans brûler les étapes.
– Il faudrait sans doute collaborer avec les clubs de la région...
– Oui. Il y a 60 joueurs de 2e ligue dans un tout petit périmètre. J’aimerais bien que ces clubs se retrouvent un jour autour d’une table pour construire un projet commun, et mettre fin aux «querelles de clocher». Les mentalités doivent évoluer si on veut grandir.
– Avez-vous pu faire venir des joueurs?
– Non. D’une part parce que le deal s’est conclu tardivement, après la mi-juillet. Et avant d’aller chercher des joueurs à l’extérieur, il fallait que j’évalue le niveau de ceux qui sont là. Et je fais confiance au groupe qui a joué la promotion, et qui est déjà de qualité.
– L’ambition du Forward cette saison?
– Se maintenir, tout en essayant être le mieux placé. Offensivement, on se situe dans le premier tiers, niveau qualité. Défensivement on a encore du travail et c’est là que j’ai mis l’accent.
– Peut-on avoir le même niveau d’exigences avec des joueurs de 2e ligue qu’avec des semi-pros?
– Les exigences sont les mêmes. Il y a des moments pour rigoler, et d’autres pour travailler. La 2e ligue, c’est le plus haut niveau du football amateur. Les joueurs reçoivent quelque chose – même si ce n’est que du matériel – et ils doivent le rendre en retour. Il y a toujours une contrepartie.
– Vous êtes assez bouillants sur le banc...
– Je ne vis pas les matchs de la même façon que lorsque j’étais joueur. Je fais peut-être un peu trop attention à l’arbitrage. Ce qui m’énerve, ce ne sont pas les erreurs, tout le monde en fait, mais ce sont les arbitres qui ne sentent pas le match. J’essaie de me concentrer davantage sur le jeu à présent.
– Êtes-vous un gros «consommateur» de football?
– Passablement oui. Je suis tous les rencontres importantes de l’équipe suisse et un peu aussi les grands championnats étrangers. Mais au final, je prends autant de plaisir à regarder un match de 2e ligue qu’un match de haut niveau.
– Quel regard portez-vous sur le football actuel?
– L’exemple actuellement, c’est l’Espagne. La Coupe du Monde n’a peut-être pas été exceptionnelle, mais le point positif, c’est que les équipes qui ont joué au foot ont été récompensées. L’équipe suisse, c’est assez thypique. Elle a parfaitement manoeuvré contre l’Espagne, mais quand il a fallu faire le jeu, elle s’est retrouvée démunie. Toute la difficulté est de trouver un bon équilibre attaque-défense, tout en gardant un état d’esprit conquérant. Et l’Espagne, si elle attaque bien, défend aussi excellement, il ne faut pas l’oublier.









