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Le rêve américain du grand Bertrand

Pierre Masson


Basket

Morges

Révélation de Morges Basket la saison dernière, Bertrand Larequi (18 ans) va vivre son rêve américain. Inscrit en section économie d’un Junior College à Sacramento (Californie), le jeune homme tentera de faire partie de l’équipe de basket de l’établissement, et, accessoirement, d’apprendre l’anglais.

Il doit passer en ce moment même une série de tests de niveau pendant une semaine, à raison de trois entraînements par jour. Une sélection impitoyable au terme de laquelle seuls les 15 meilleurs seront retenus. Bertrand sera en concurrence avec des joueurs de plus de 2 mètres, très puissants athlétiquement. «Je me suis préparé mentalement à ne pas être retenu, même si évidemment, je ferai tout pour que ce ne soit pas le cas», lance le Morgien, fraîchement diplômé. «Le niveau d’une équipe universitaire, un peu plus élevé que celui d’un Junior College, correspond à une bonne équipe de Ligue B, voire de Ligue A suisse. On verra bien!»

 

Basket de rue

En cas de non-sélection, il ne fera pas une saison blanche. Il devrait pouvoir participer aux entraînements, à des compétitions internes au College voire à des matchs de rue, car le basket est un sport extrêmement populaire aux Etats-Unis. «Tout le monde y joue là-bas, c’est une autre mentalité. Les salles ferment à minuit. Pour beaucoup, le basket est aussi un moyen de tenter de sortir des ghettos…»

Son grand défi sera de s’adapter au jeu très physique outre-Atlantique, lui qui est plutôt léger. «Il faudra que je prenne du poids, de la masse musculaire, c’est sûr. J’ai commencé la musculation il y a seulement 6 mois, ayant attendu la fin de ma croissance. Quoi qu’il en soit, ça sera une expérience sûrement très bénéfique pour la suite.»

Le jeune homme se réjouit de découvrir les Etats-Unis, après plusieurs mois consacrés à la préparation de son voyage (il a fallu remplir des formulaires, passer des tests, et obtenir des attestations en tous genres, etc.) Même s’il avoue une légère appréhension. «Je ne suis pas bilingue, je ne connais personne sur place, même si j’ai de la famille à San José. Au début, ça ne sera pas facile, mais je suis sûr que je vais ensuite prendre mes marques ! »

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