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Les Bulldogs en demi-finale!
Julien Lambert
En s’imposant à Guin, Forward a conclu de manière magistrale sa série et jouera les demi-finales. Retour sur ce quart de finale vu par la presse fribourgeoise.
Mettez un zeste de chauvinisme, une pincée de mauvaise foi et une bonne dose de passion dans les déclarations des joueurs, entraîneurs et supporters: vous obtiendrez alors un discours teinté aux couleurs de l’équipe concernée. Rien de plus compréhensif, tant chacun est là pour se battre et défendre sa cause. Nous avons ainsi sélectionné certaines phrases lâchées dans la presse fribourgeoise (La Liberté et Freiburger Nachrichten) pour donner un regard différent, celui de l’adversaire, sur cette série.
Avant la série
Soulagement: c’est sans doute le mot qui définit le mieux l’état d’esprit des Singinois à l’heure du verdict définitif du championnat. Malgré le respect affiché, Forward avait tout d’un bon tirage pour Guin qui voulait avant tout éviter sa bête noire: Villars. «Morges devrait certainement mieux nous convenir que Villars» pouvait-on ainsi lire. Certes favori, Guin semble avoir clairement sous-estimé son adversaire. On connaît le résultat…
A qui la provocation?
L’arbitrage est évidemment au centre des discussions, d’autant plus lorsque l’on perd. Guin n’a d’ailleurs pas hésité à mettre à plusieurs reprises cet argument en cause. Avant l’acte IV de cette série, l’entraîneur singinois Thomas Zwahlen avait une image assez négative du comportement des Morgiens: «La clé de ce 4e match? Un arbitrage digne des play-off, qui ne sanctionne pas à tout vent et qui ne se laisse pas abuser par les provocations théâtrales des Morgiens. Nous pourrons alors disputer un véritable match de play-off.» La plume d’un journaliste dans la Freiburger Nachrichten mettait aussi en cause les officiels: «D’une certaine manière, il semblerait que tout le monde ait comploté contre les Singinois.»
C’est sans doute oublier un peu vite le nombre impressionnant de supériorités numériques (et surtout de 5 contre 3!) dont ont bénéficié les Singinois. Ils n’ont simplement pas su en profiter et ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes…
La malchance…
Si ce n’est pas l’arbitrage, c’est la malchance. Les Fribourgeois reconnaissent s’être parfois montrés maladroits, mais mettent une bonne partie de leur échec sur le dos de la malchance. «Guin aurait logiquement dû faire sien l’acte IV», estime La Liberté. Et d’ajouter au terme de la série que les Morgiens se sont montrés «opportunistes à souhait». «Et ça n’aide pas si la chance nous fuit. Tôt ou tard, ça coûte cher», estime le tacticien de Guin.
On a forcément tendance à plus remarquer la poisse quand elle est contre nous plutôt que quand elle nous rend service. Ne dit-on d’ailleurs pas très souvent dans le monde du sport que «la chance se provoque!» Sans doute plus agressifs (dans le bon sens du terme), les Morgiens, eux, l’ont provoquée…
Sûrs de leur coup
Malgré une série mal embarquée, les Singinois restaient persuadés qu’ils finiraient par passer l’épaule. Ainsi, à 2-0 dans la série pour Forward, Thomas Zwahlen se voulait optimiste: «Si nous l’emportons ce soir, je suis convaincu que nous passerons la série.» Guin l’a emporté, mais la suite de la série a infirmé le pronostic du coach fribourgeois… Celui-ci se montrait aussi confiant si la série devait durer: «S’il doit y avoir sept matches, nous aurons un avantage. Physiquement, nous sommes plus forts que les Vaudois.» Une remise en question qui n’a sans doute pas eu lieu durant la série (les Morgiens l’ont fait après la défaite de l’acte 3). Mais l’aveu est parlant à l’heure du bilan: «L’alchimie n’a pas pris», lâche le coach singinois. Un peu tard pour s’en rendre compte…
Unanime sur un point
Le rare crédit accordé au Morgien concerne un homme: le dernier rempart de Forward, Grégory Thuillard. «Il manque un petit rien à Guin pour que la machine carbure à plein régime», estime La Liberté. Ce petit rien? La concrétisation. Mais le constat est clair pour la presse fribourgeoise: le portier morgien est «absolument étincelant depuis le début de ce quart de finale.» Après la dernière défaite, la résignation était de mise: «Le gardien vaudois Thuillard rime avec rempart infranchissable.»
Ça, c’est bien dit!










