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Senarclens | Jean-Louis Brasey
Une vie au service du sport et de l’armée
Hommage

Il a mis son sens de l’organisation et son enthousiasme au service du tir et du sport populaire et militaire.

Quand il avait nommé Jean-Louis Brasey en qualité de président de la Commission cantonale de tir 1, en 1973, le Département de justice et police et des affaires militaires du canton de Vaud indiquait que « excellent skieur, bon tireur, vivement intéressé par le sport en général, le premier-lieutenant Brasey saura remplir sa tâche dans l’esprit le meilleur ».

Le moins que l’on puisse dire et que le Canton avait vu juste. A l’heure de son décès, survenu à l’âge de 79 ans, c’est un bilan extrêmement positif que l’on peut dresser de l’engagement de celui qui avait accédé au grade de capitaine. Et que l’on appelait tout naturellement, tant au civil qu’au militaire, « le capitaine Brasey ».

De président de la Commission de tir 1, il était devenu en 1989 officier fédéral de tir de l’arrondissement 1. Charge qu’il a exercée jusqu’en 2006. Dans le cadre de cette fonction, il avait instauré un concours inter-Municipalités. Initiative qui lui avait permis de renforcer les liens d’amitié qu’il entretenait avec les autorités de son arrondissement.

Le lieutenant-colonel Richard André lui a succédé : « Jean-Louis Brasey était un homme enthousiaste, très motivé pour l’armée et pour les activités hors service. En 1995, avec Henri Rollier, chef du Service de lutte contre les nuisances du canton de Vaud, il s’est beaucoup investi dans l’établissement du cadastre des stands de tir. Un énorme boulot ! J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec lui : jusqu’au bout, il a défendu la cause des tireurs. » Un engagement qui lui valait d’ailleurs d’être nommé membre d’honneur de la Société vaudoise des carabiniers.

« C’était plus un homme d’action que d’émotion : il ne parlait jamais de lui. Il était dans le faire. Il avait la capacité de fédérer : il mettait tout le monde dans la poche, avait un réseau énorme et était un excellent organisateur », confie Jean-Paul Brasey, neveu de Jean-Louis.

Sixième d’une fratrie de sept enfants, Jean-Louis Brasey naît le 7 octobre 1940 en France voisine. Il passe son enfance à Prémanon. Au début des années 50, sa famille vient s’établir à Saint-Cergue. Il fréquente l’Ecole secondaire de Genolier, fait un apprentissage à la Poste de Nyon où il travaillera jusqu’à ses 20 ans. « L’uniforme de facteur ne lui sied pas, il s’engagera dans le privé pour accomplir un beau parcours professionnel qui le mènera de l’entreprise Lacta à Coppet au moulin Provimi à Cossonay où il assumera la tâche de directeur des transports jusqu’à sa retraite », explique son neveu Jean-Paul.

Officier sport, Jean-Louis Brasey a mis sur pied des cours de chefs de patrouilles, organisé des camps de ski. Il a pratiqué le ski de fond, qui était sa passion. Il a été champion d’Europe junior PTT. Il a représenté la Suisse aux Championnats d’armées au Liban. Cette passion, une fois retraité, il l’a mise au service de l’Association Mollendruz ski de fond dont il était le président et à laquelle, avec son réseau d’amis, il a donné un bel essor.

Sportif aux multiples facettes, Jean-Louis Brasey a pratiqué le tennis, le ski de randonnée, la marche en montagne. Mais une bonne partie de cartes et des moments de convivialité avec des amis autour d’une bonne bouteille de Dézaley n’étaient pas pour lui déplaire à en croire son neveu.

 

Gilbert Hermann   06.01.2020
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