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Région

Vie politique et famille, les deux passions d?Isabelle Moret

François Emery 14.08.2011 22:40

Yens

Qu?on lui demande d?évoquer sa jeunesse, ses études, son travail, qu?on la questionne à propos de ses hobbies ou de son temps libre, que l?on désire savoir ce qui a marqué son parcours de vie, la conseillère nationale Isabelle Moret finit toujours par parler de politique ou de sa famille. Avec passion pour les dossiers et les séances, avec tendresse, mais avec retenue et discrétion, pour ses proches.

 

«Arena compatible»

Née à Lausanne, elle grandit dans le quartier d?Ouchy et entreprend ses études dans différents établissements de la capitale vaudoise: collège de l?Elysée (où son professeur d?informatique est un certain? Daniel Brélaz), puis Gymnase de la Cité et études de droit à l?Université. Elle fait son stage à Berne, où elle obtient son brevet d?avocat. Elle y travaille encore deux ans. C?est là peut-être, sans le savoir, qu?elle a forgé son destin national.

En effet, c?est à cette époque qu?elle acquiert les subtilités du dialecte suisse allemand. «A Berne, rien n?est entièrement francophone. Lors des séances du Tribunal cantonal, le témoin parlait en allemand, je notais en français, puis je lui retraduisais le procès-verbal en allemand. Un véritable cauchemar, les premiers temps.» Mais cette maîtrise de la langue lui est aujourd?hui fort utile et lui permet d?avoir une certaine visibilité outre-Sarine, à la télévision notamment. «Je suis «Arena compatible» avec mon suisse allemand, et donc parfois invitée à cette prestigieuse émission de la SSF (le pendant d?Infra Rouge de la TSR, ndlr). Mais j?ai un accent romand qui ressort un peu plus quand j?ai le trac.»

Qu?Isabelle Moret se rassure, il paraît que cet accent fait son charme auprès de nombreux téléspectateurs alémaniques! A Berne, cette maîtrise de la langue lui permet d?avoir de nombreux et précieux contacts. «Les Suisses allemands apprécient que l?on parle dans leur langue. Je suis ainsi plus souvent invitée par des collègues à participer à des réunions informelles, ce qui facilite mon intégration au sein du Parlement.»

 

Politique et famille

La conseillère nationale ne pratique plus le barreau, car elle aurait de la peine à suivre un dossier de bout en bout. Néanmoins, elle garde un pied dans la vie active, car elle tient à maintenir la notion de milice au Parlement. «Mais je donne plus d?importance à mes enfants et à mes mandats politiques qu?à mon étude, où je m?occupe encore de quelques procédures et donne des conseils. Et puis j?estime que si la Coupole occupe moins de 60% du temps de travail, on est un mauvais conseiller national.»

Isabelle Moret est particulièrement sollicitée cette année, puisqu?elle siège dans trois commissions, dont celle de gestion. Dans le cadre de cette dernière, elle fait aussi partie de la commission de surveillance des secrets d?Etat qui réunit trois conseillers nationaux et trois conseillers aux Etats. Les affaires n?ont pas manqué ces derniers temps: la Libye, UBS, et le dossier toujours en cours de la famille Tinner (qui possédait des plans atomiques que le Conseil fédéral a voulu détruire). «Cette commission est intéressante, car elle a accès aux procès-verbaux. Dans le cadre de la Libye, elle avait même plus d?informations que le Conseil fédéral et a pu le renseigner. Si elle est peu médiatisée en Suisse romande, ce n?est pas le cas outre-Sarine, car les Suisses allemands sont très friands des secrets d?Etat.»

 

Proche de la région morgienne

Plusieurs liens rattachent la conseillère nationale radicale au district de Morges. Elle est originaire, par son mari, de Clarmont, elle a vécu quatorze ans à Etoy, où elle a encore des attaches, et elle habite présentement à Yens. De plus, ses beaux-parents sont agriculteurs à Bussigny. Elle pense pouvoir défendre à Berne les intérêts de la région, notamment les infrastructures routières et ferroviaires. Elle transmet aussi volontiers certaines revendications des communes auprès des commissions et des services concernés.

Quand elle oublie Berne et sort la tête de ses dossiers, Isabelle Moret aime partager ses hobbies (musique, promenades) avec sa famille. Elle a fait découvrir pour la première fois le Paléo à sa fille de 5?ans (équipée d?un casque de protection sonore, précise la maman). Elles ont particulièrement aimé «Les musiques du monde» et «La Ruche» (spectacle de cirque de la rue). Avec les promenades en famille, ce sont des instants de liberté et de distractions bienvenus avant les échéances politiques de cet automne.

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