Préverenges
Déception pour la Municipalité de Préverenges. Soucieuse de soigner l?image de la commune, elle proposait d?ériger une sculpture du célèbre artiste «morgien» Ewald Brigger à l?entrée du village, soit au fameux giratoire de l?Etoile, qui approche de sa phase finale. Une sculpture représentant deux cygnes entrelacés, qui devait «marquer de manière visible, symbolique et esthétique» cette porte d?entrée de la commune. Par 29 non, 11 oui et quelques abstentions, le Conseil a toutefois refusé d?accorder le crédit de 189?000 francs pour cet aménagement décoratif, se rangeant à l?avis de la commission ad hoc, pas enchantée du tout par le projet. Les doléances sont nombreuses: l??uvre est jugée démesurée (hauteur de 4,5 mètres, socle compris), le prix exagéré, et surtout, nombre d?élus ont regretté de ne pas pouvoir choisir parmi plusieurs propositions. Certains ont émis une réserve d?ordre esthétique, tout en reconnaissant que le jugement en matière d?art est éminemment subjectif.
Municipal de l?urbanisme, Pierre-Georges Gay est pourtant monté au créneau pour défendre une réalisation qu?il avait visiblement à c?ur, reprenant un à un les arguments. «Le choix, vous l?avez: c?est une ?uvre artistique ou quelque chose d?autre, par exemple un aménagement arboricole. Le coût ne représente que moins de 1% du total des travaux réalisés sur le site. Quant à la dimension, elle est en fait modeste en comparaison aux éléments alentours. L?ordre de grandeur est acceptable. C?est le centre historique, c?est très important de marquer le coup à cet emplacement!»
Brigger pas rancunier
Le municipal a encore précisé que l?aménagement permettrait de limiter la vitesse des automobilistes. Autant d?arguments qui n?ont donc pas fait mouche. De son côté, Ewald Brigger n?en tenait pas rigueur aux élus locaux. «C?est politique!» lâchait-il dans un large sourire, et un sympathique accent suisse alémanique. «Cette ?uvre, je l?avais réalisée avant qu?on me la commande. J?ai reçu de nombreux messages de soutien et d?encouragement suite à cette décision. Peut-être la commune m?en commandera-t-elle une nouvelle...»
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