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Voyage

Du Tadjikistan au Kirghizstan

Sébastien Kramer 29.09.2014 20:51

Pour avoir le droit de rouler sur la Pamr highway, il faut franchir un premier obstacle qui est d'ordre… administratif. Un permis est en effet requis pour entrer dans la province du Gorno-Badakhstan, au sud-est du Tadjikistan, et en ce début de mois de juillet, la police de Dushanbe ne le délivre pas pour d'obscures raisons. La paperasserie en Asie centrale ressemble souvent à un labyrinthe à l'issue très lointaine… Mais en passant par une agence locale et en étant patient, on finit par obtenir notre précieux sésame en quatre jours. Certains ont attendu deux semaines ce petit bout de papier écrit à la main…

Le premier tronçon de la Pamir highway, ou M41, passe par un col à plus de 3000 m avant de rejoindre Kalai-Kum. Il n'est plus beaucoup utilisé puisqu'une voie en meilleur état passe par le sud. Nous avons donc la route presque entièrement à nous! Enfin la route… C'est plutôt une piste en terre et en cailloux qui longe de beaux torrents au fond de vallées encaissées. Par endroits, la piste ressemble plus à un lit de rivière qu'il faut franchir en prenant de l'élan ou en se mouillant les pieds. Nous partageons ces journées intenses avec Mauro et Olcay ainsi que d'autres cyclovoyageurs qui. comme nous, réalisent un de leurs rêves. Le soir, c'est facile de trouver un joli coin pour planter la tente, parler du jour qui vient de s'écouler en mangeant des pâtes et se réjouir du lendemain. Nous passons aussi une soirée délicieuse, invités par une famille musulmane qui célèbre la fin d'une journée de Ramadan autour d'une immense table totalement recouverte de plats salés et sucrés. Même avec notre appétit de cycliste, on n'en viendra pas à bout…

La descente du premier col est un mélange de fleurs multicolores, de virages vertigineux et de vues époustouflantes. Nos poignets chauffent vite car nous sommes constamment sur les freins. 2000 m plus bas, nous rejoignons la route du sud dans une vallée où coule la rivière Panj. Sur l'autre rive, c'est l'Afghanistan.

Pendant quatre jours, nous longeons la frontière afghane sur une route impressionnante et jamais vraiment plate. Il y a quelque chose de fascinant à pouvoir observer un pays sans y poser le pied. Les scènes de la vie quotidienne prennent une autre ampleur et on n'hésite pas à s'arrêter pour regarder ce qui se passe de l'autre coté de la rivière. Comme ces cinq jeunes femmes aux longues robes colorées qui marchent en file indienne sur un sentier escarpé en portant sur la tête un gros panier rempli de bois pour le feu. Des grands signes de la main nous font comprendre qu'elles nous ont vus et elles font une pause, elles aussi, pour nous observer. A ce moment, j'aimerais beaucoup pouvoir traverser la rivière et faire leur connaissance, connaître un bout de leur histoire et savoir jusqu'où elles vont marcher, car le prochain village semble encore loin.

Dix jours après avoir quitté Dushanbe, nous atteignons la petite ville de Khorog qui nous apparaît comme une oasis au milieu des montagnes. Nous y retrouvons plusieurs autres cyclovoyageurs qui, comme nous, restent 2-3 jours sur place pour se reposer, bichonner leur vélo, bien manger et préparer la suite. A partir de Khorog, la M41 s'élève en direction de l'est, mais nous choisissons de suivre une variante plus au sud qui continue de suivre la frontière afghane. A Ishkashim, nous arrivons juste à temps pour le marché transfrontalier hebdomadaire qui se tient dans le no man's land entre les deux pays. En a peine une heure, la foule a envahi la place et tant les Tadjiks que les Afghans essaient de faire les meilleures affaires. C'est impressionnant de voir ce mélange de culture et de couleurs apparaître si soudainement, là où les autres jours de la semaine il n'y a qu'une place grise et à moitié couverte. Ishkashim marque aussi l'entrée dans le corridor du Wakhan, passage mythique emprunté par Marco Polo où les sommets de l'Hindu Kush culminants à plus de 7000 m se dévoilent au fil des kilomètres. Nous roulons comme dans un rêve, le regard vers les hauteurs, à peine perturbés par l'état de la route qui mène la vie dure à nos vélos.

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