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Aviron

Il rame vers une course mythique

Sarah Rempe 05.01.2017 14:59
L’aviron, c’est sa passion. Ça se voit et ça se sent. Pourtant, au départ, ce n’était pas forcément le sport de prédilection de Louis Margot. «Petit, j’ai commencé par faire du judo. Puis j’ai arrêté pour commencer l’aviron. J’avais 13 ans et, honnêtement, au début je n’étais pas hyper motivé.» Mais lorsque le jeune homme découvre la compétition, ça devient une évidence. «Quand j’ai commencé à gagner des médailles, ça m’a plu et je voulais continuer à en avoir plus.»
D’échelon en échelon, le rameur se retrouve dans l’équipe suisse avec laquelle il conquiert un titre mondial en 2010. «Après ça, j’ai eu une sorte de phase de «dégoût». J’en avais marre. Je suis parti en Australie pour apprendre l’anglais. Cette pause m’a fait énormément de bien et une fois de retour en Suisse, je me suis remis à ramer à fond.»
 
Défi à Cambridge
 
Après l’obtention de son Bachelor en ingénierie et mécanique, Louis Margot se dirige vers l’Angleterre et plus précisément à Cambridge, l’une des universités les plus réputées du continent européen. Mais, malgré son inscription au master en génie nucléaire, ce n’est pas pour le prestige universitaire que le rameur souhaite s’y inscrire. «Je voulais partir pour ramer. L’Angleterre, c’est le berceau de l’aviron et la «Boat Race» de Cambridge est une course mythique. J’y suis allé pour y participer.»
La «Boat Race» est une institution dans le pays. Depuis près de 165 ans, elle met aux prises deux des plus grandes universités du monde: Cambridge et Oxford. Un duel suivi par près de 500 000 spectateurs sur place et par plus de 500 millions de téléspectateurs, ce qui en fait l’un des événements sportifs les plus regardés au monde.
La Mecque de l’aviron en somme. Et Louis Margot pourrait bien y participer. «Je ne veux pas me projeter, on en est encore loin. La course aura lieu le 2 avril et nous sommes 16 en lice pour 8 places.» Réaliste, le jeune homme sait qu’il reste beaucoup de travail. «Les coachs nous ont dit que le niveau était spécialement relevé cette année, il faudra donc se donner deux fois plus.» Pourtant, le travail est déjà conséquent. Avec 13 heures d’entraînement par semaine toute l’année en plus des études, il faut parfois serrer les dents. «Les gens pensent souvent que l’on a de la chance de pouvoir pratiquer notre sport, de voyager, gagner des médailles… Mais ce n’est pas de la chance, c’est du travail et des sacrifices. Et ça, c’est difficile à comprendre. Remporter une course et obtenir une médaille, c’est à peine 5% de notre discipline. Le reste, c’est se lever tous les matins très tôt pour aller s’entraîner quel que soit le temps ou quitter une soirée pour aller dormir car il faut se lever le lendemain.» Une philosophie qui trône à Cambridge. «Dans la salle d’entraînement, il y a cette phrase: «La course se gagne l’hiver, quand on s’entraîne, que c’est dur et que personne ne nous voit». C’est le parfait résumé de notre quotidien.»
 
Une vraie drogue
 
Mais ces sacrifices, Louis Margot ne les regretterait pour rien au monde. «Honnêtement, quand on voit des sportifs comme Federer continuer à jouer, on comprend que le sport est une drogue! Le fait de remporter une course, c’est un très court instant, mais pendant ce moment, on réalise que tout notre travail a porté ses fruits.»
 
 
Reste que dans les périodes difficiles, cette abnégation peut peser lourd. «Bien sûr, il y a des moments où on a envie de tout plaquer. Mais c’est là que le mental entre en jeu. Le sport est une vraie école de vie, on entend souvent ça mais ce ne sont pas des paroles en l’air. L’aviron m’a énormément appris sur la vie, et grâce à ça j’ai surmonté beaucoup d’obstacle.»
Qu’en sera-t-il si le rameur n’est pas dans le bateau de Cambridge le 2 avril? «Je ne sais pas… Ce serait une déception à la hauteur de l’événement que serait une participation… Mais je ne veux pas y penser. On verra le moment venu!» 
 

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